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People are talkin'

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John Earl Walker est chanteur et guitariste. Il s’est forgé son son style à l'écoute de Freddie et Albert King, T Bone Walker et Magic Sam. Son band compte déjà quelques (et encore le mot est faible !) années au compteur. Peter Harris, le bassiste, figure au sein du line up depuis les débuts du groupe. Bobby Infante, le drummer, a rejoint la formation en 1990. Un musicien qui aurait côtoyé Muddy Waters et Pinetop Perkins. Une photographie immortalisée en mai 1981, atteste cette information! Aux cordes également : Joey Tremolo. Gene Cordew se réserve les claviers pendant que Johnny Byrne souffle dans son harmonica! La formation comptait déjà quatre elpees son actif : deux live ("Live at Le Bar Bat" et "Live at Chicago Blues") et deux disques concoctés en studio : "I'm leavin' you" (en 2003) et "Little Miss Perfect" (en 2005).

 "People are talkin" ouvre l'opus. Les guitares sont bien en rythme. L'harmonica souligne les riffs. La voix de John s'inscrit parfaitement au cœur de cet environnement sonore. Johnny Byrne souffle puissamment dans sa musique à bouche. La rythmique possède, dans son ensemble, un pouvoir de séduction certain. Long slow blues, "It's all up to you" est imprégné du Chicago Southside. Une plage très classique dynamisée par les deux guitares amplifiées et illuminée par l'harmo de Johnny. Blues rock des bayous, "Introduction plan" évolue dans un style proche d'Omar (des Howlers), mais sans la voix surpuissante de ce dernier. Les cordes de Walker sont furieusement maltraitées, écrasées, laminées… Ballade roots rock, "I got a rhtythm" interpelle. A cause de la guitare inventive et fort mélodique. "Lyin' and cheatin" est un shuffle caractérisé par son allure rapide. Le piano impose le rythme. Harmo et cordes s'envolent vers les sommets. John Earl joue du dobro sur "Too sad to weep", une ballade bluesy, légèrement country, proche des ballades composées par les Stones à leurs débuts. Une excellente plage hantée par la voix un peu nasillarde et assez proche de celle de Mark Knopfler. Les six cordes sont un plaisir pour les oreilles. La guitare prend des accents rockabilly tout au long du rocker "Pretty baby". Plage funkysante, "I still got it bad" opère un échange entre harmo et cordes. En outre, la section rythmique s’y montre à son avantage. L’album tire à sa fin. Mais il nous réserve encore un titre lancé au galop : "Little girl" ; et puis un dernier blues lent : "Welcome back Mr Blues". Une compo impériale aux accents menaçants. Pour la circonstance, Gene Cordew est passé à l'orgue. Ce qui explique la densité du son. Et tout au long de ce morceau, les cordes volontairement suramplifiées exercent un certain effet. Le nouvel opus de Mr Walker tient la route! 

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