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Sweet spirit

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Chanteuse, guitariste et compositrice, Kelly Richey vient juste de fêter ses 50 balais. Elle est originaire de Lexington, dans le Kentucky. Elle monte son KRB (NDR : Kelly Richey Band) en 1990. Son premier opus, "Sister's gotta problem", paraît en 1994. Trois ans plus tard, elle s’établit à Cincinnati, dans l’Ohio. Son style ? Le blues rock. Pas étonnant que ses héros répondent aux noms de Stevie Ray Vaughan, Jimi Hendrix et Roy Buchanan.

"Sweet spirit" constitue déjà son douzième elpee. Son backing group réunit le bassiste Freakbasse, le drummer Robby Consenza et le percussionniste Duane Lundy (NDR : qui se charge également de la production). Et plusieurs invités, sont venus participer aux sessions d’enregistrement.

L’ouverture est plutôt classique. "Feelin' under" est un rockin' blues bien ficelé. Kelly possède une bonne voix, déjà érodée par le temps, mais qui s’intègre parfaitement dans l’ensemble. Très soudée, la section rythmique supporte parfaitement son leader. Blues lent rituel, "I went down easy" véhicule des accents dramatiques. Les cordes sont attaquées dans l’esprit d’Hendrix, et libèrent des sonorités, à limite, déjantées… Solide, la section rythmique épaule son leader tout au long de "Leavin' it all behind", un rockin' blues robuste, autorisant quelques petites sorties en dérapage contrôlé. Mélodique, mais personnelle, "Something's going on" est une compo contaminée par un funk instinctif, réminiscent de Stevie Ray Vaughan. La tigresse se calme quelque peu sur "Everybody needs a change". Même sur ses cordes. La présence de Bernie Worrell (ex-Parliament/Funkadelic) à l’orgue explique peut-être cette attitude moins sauvage. "Fast drivin' Mama" est certainement la plage au cours de laquelle elle semble être réincarnée par SR Vaughan. Un titre qui libère énormément de groove. Kelly tire un max de sa Fender Stratocaster. Elle dirige parfaitement la manœuvre tout au long de "One way ticket". Sa voix est décharnée et ses cordes sont bien inspirées. "Risin' sun" est une plage étonnante, différente de l’ensemble. Mais également remarquable. Les sonorités de cordes sont plutôt lugubres. Le timbre de Miss Richey évolue en mode mineur. Les interventions de guitare pénètrent alors dans un univers magique, proche du délire psychédélique. Un morceau étonnant, mais particulièrement réussi. Elle devrait d’ailleurs davantage creuser dans ce style… Indolent, "Dyin" est dépouillé à l'extrême. Apaisées, les cordes réverbèrent des accords travaillés. En final, "Hard workin' woman" replonge dans le rockin' blues nerveux. Elle force quelque peu sa voix. Robert Lee Carroll siège derrière l'orgue. De bonne facture, ce long playing est quand même un peu court, à mon goût. Et pour cause, il ne dure à peine que 30'.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kelly Richey
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Sweet Lucy / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2013-03-19
  • Rating: 3
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