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En 2010, votre serviteur avait littéralement flashé sur le deuxième opus de Retribution Gospel Choir, le projet alternatif d’Alan Sparhawk, le leader de Low. Il avait même plébiscité cet elpee, parmi ses Tops de l’exercice. A cause de son électricité. Une électricité vivifiante, crépitante, déchiquetée, féroce, chatoyante, bringuebalante, languissante voire marécageuse. Ainsi que du soin apporté au sens mélodique et à la limpidité des harmonies vocales.

Le troisième essai est plus difficile d’accès. D’abord, il ne comporte que 2 titres de plus de 20 minutes. Deux exercices de style guitaristiques opérés dans l’esprit d’un Neil Young flanqué de son Crazy Horse, à l’instar de leur dernier double LP, « Psychedelic Pill ». Et pour la circonstance, c’est Neil Cline, préposé à la gratte chez Wilco, qui est venu donner le change à Alan Sparhawk. Le bassiste Steve Garrington et le drummer Eric Pollard forment toujours la section rythmique. Et c’est elle qui balise les deux morceaux enregistrés en une seule prise. Ils sont donc quatre à libérer cette prodigieuse intensité électrique, notamment sur « The great destroyer », un peu comme si Alan avait voulu évacuer sa frustration ressentie lors de l’enregistrement du dernier opus de Low, « The invisible way », trop lo-fi à notre goût.

Toujours aussi électrique, « Can’t walk out » s’avère cependant plus mélodique et nébuleux. Atmosphérique, la voix d’Alan me fait plutôt penser à celle de Ian McNabb, lorsqu’il a enregistré en compagnie du Crazy Horse, et certains aspects de l’expression sonore baignent dans une forme de shoegaze que n’aurait pas renié Swervedriver. Encore que parfois, le spectre du fabuleux « If I Could Only Remember My Name » revient inconsciemment à la surface. Bref, si ce disque n’est pas parfait, il est audacieux. Et à ce titre, Retribution Gospel Choir mérite qu’on lui accorde une attention particulière.

 

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