DJ Koze est également producteur allemand. De son véritable nom Stefan Kozalla, il a effectué ses premiers pas, à la fin des années 80. Après avoir sévi sur le label Kompakt, il a décidé de lancer sa propre boîte en 2010, Pampa.
Quand on observe l’illustration de la pochette, on se demande si l’artiste n’est pas un petit plaisantin. En effet, elle est représentée par un homme vêtu d’un peignoir, coiffé d’un casque de parapente, chevauchant un renne, dans un décor montagneux de couleur rose fuchsia ! Flashy, n’est-ce-pas ?
Vu le graphisme, je m’attendais à un contenu marginal. Tant côté sonorités, effets spéciaux que lyrics. L’opus défend-t-il un concept humoristique, satirique ou tout simplement décalé ? Bref, j’espérais devoir me farcir une œuvre créative. Qui sorte de l'ordinaire, si vous préférez…
Bref, pour une plaisanterie, elle est plutôt de mauvais goût. Pratiquer l’autodérision est une arme terriblement efficace. Pourvu qu’elle soit utilisée intelligemment et sans tomber dans le ridicule. Elle peut même se révéler très amusante. Malheureusement, Stefan est totalement passé à côté de son sujet. Mielleuse, fade, exaspérante, sa musique trahit un manque total d’inspiration. La voix est chargée (NDR : et le mot est faible) d’effets électroniques. Et ils sont tellement artificiels, qu’ils entretiennent une véritable cacophonie indescriptible. Un bordel douteux plutôt que joyeux, comme je l’avais espéré, au départ. J’ai du mal à comprendre pourquoi un artiste de la trempe de Kozalla se lance dans des expérimentations aussi hasardeuses. Entre drôle et grotesque, il aurait dû choisir, et à mon humble avis, il n’a pas bien saisi la différence...

Nederlands
Français 
