JJ Grey & Mofro est un band américain établi à Jacksonville, au Nord de la Floride. Une formation de southern rock, mais au sens large du terme, puisqu’elle intègre d’autres courants musicaux, comme le blues, funk, soul ou R&B. Leur formation remonte à la fin du siècle dernier. Chanteur, guitariste, pianiste et harmoniciste, JJ Grey en est le leader. Le combo a publié son premier elpee en 2001, "Blackwater". Un disque suivi par "Lochloosa", en 2004. Le band signe alors chez le notoire label de blues chicagolais, Alligator. Il y grave alors "Country ghetto" en 2007, "Orange blossoms" en 2008, "Georgia Warhorse" en 2010 et "Brighter days" en 2011.
JJ est soutenu par Andrew Trube à la guitare, Todd Smallie à la basse, Anthony Cole aux drums, Anthony Farrell aux claviers, Art Edmaiston au saxophone et Dennis Marion à la trompette. JJ a composé neuf des dix plages.
"You're lady, she's shaddy" ouvre la plaque. Un funk R&B bien nerveux. "Somebody else" embraie dans le même registre, mais diffère par ses vocaux percutants, clairs, et par une plus grande présence de la guitare. Audacieuse, réverbérée, elle adopte un style swamp. "Tame a wild one" est une très belle composition. Empreint de délicatesse, ce R&B met en exergue la voix pure et soul de JJ, soutenu par les chœurs de ses musicos. "99 shades of crazy" évolue sur un tempo plus enlevé. Guitare et piano électrique entrent en osmose pour créer une mélodie dansante et suave. Et lorsque les cuivres débarquent, c’est pour mieux libérer la six cordes qui s’appuie sur les sonorités poussiéreuses d’un orgue. Probablement un Farfisa. Excellent! Comme son titre le précise, "The ballad of Larry Webb" est une ballade. Sculptée dans le folk roots, les cordes acoustiques sont progressivement et discrètement rejointes par les interventions d’orgue et de gratte électrique. "Florabama" se réfère à l'Alabama ; et en particulier à son sanctuaire de la musique soul, les studios Muscle Shoals. Parcouru épisodiquement de cuivres et caractérisé par des cordes acoustiques en folie, ce morceau baigne dans une ambiance funk et jazz. Plus électrique, "Standing on the edge" s'écoule sur un tempo indolent. Du blues ou plus exactement du swamp funk à la Grey. Et les vocaux se révèlent un peu plus sauvages, tout au long de cette piste, ma foi, très agréable à écouter. Soulignée par une jolie ligne mélodique, "Write a letter" est une chanson au profil roots voilé. La voix est envoûtante et la guitare parachève le travail. "Harp and drums" s’ouvre par une longue introduction instrumentale. L'harmonica, la batterie et puis les cuivres investissent l’espace sonore avant qu’il ne se métamorphose en funk dansant. D’excellente facture, cet opus s’achève par "This river", une ballade R&B à coloration Stax, d’une extrême douceur…

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