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The coming tide

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A peine trentenaire, Luke est chanteur, guitariste et compositeur. Ce jeune musicien s’est forgé une solide réputation à la guitare slide. A cause de sa technique. Et plus précisément dans les univers du blues d'avant-guerre et du jazz traditionnel. Personnel, son style mêle delta folk, musique classique, ragtime et rock'n'roll. Il est originaire de Cadillac, dans le Michigan. Il s’est établi à la Nouvelle-Orléans, depuis une bonne dizaine d'années. Luke y a enregistré "The coming tide", son troisième essai.

Le titre maître ouvre l’elpee. Un blues traditionnel savoureux que Luke chante en compagnie de sa partenaire, Esther Rose, face aux percus, avant que la slide ne perce –à la perfection– la solution sonore, pendant qu’un saxophone baryton tapisse l’arrière-plan. "Moving on" vire au jazz traditionnel. Le swing est léger. Les ivoires soutiennent les deux voix. Une trompette et un trombone s’autorisent une sortie ; et elle est réussie. On se surprend alors à arpenter les rues du vieux quartier français, à la recherche des ensembles de jazz qui ont tant marqué la vie nocturne de cette cité. Superbe blues, "Let 'em talk" est contaminé par des accents jazz. Le piano est toujours bien présent, mais surtout la trompette (NDR : celle de Ben Polcer) et le saxophone. Des interventions aux cuivres classieuses. Luke et la charmante Esther conjuguent leurs voix pour attaquer "Staying in town", une plage empreinte de douceur. La jeune femme triture sa planche à lessiver, pendant que Luke se sert subtilement de son bottleneck. Notre duo fait revivre avec passion et révérence le vieux bluesman texan Blind Willie Johnson à travers son populaire "Keep your lamp trimmed and burning". Cette musique traditionnelle et dépouillée poursuit sereinement son chemin par "You don't know better than me", une piste au cours de laquelle Cassidy Jones excelle sur sa lourde contrebasse. La voix d'Esther est pure. Elle nous entraîne dans la Rempart Street, près de Congo Square, un lieu mythique où se déroulait autrefois le marché aux esclaves, et y interprète "I've got the blues for Rempart Street", un morceau écrit par Ida Cox en 1920. On baigne alors dans le dixieland. Jolie ballade ragtime, "I know she'll do right by me" implique washboard, piano et trompette. "Ella speed" de Leadbelly est une chanson folk roots chargée de tristesse. Luke la chante face à un orgue vintage et une trompette qui finit par sombrer dans la profonde mélancolie. La dernière plage est sans doute la plus électrique. Il s’agit de la reprise d’"I've got my mind set on you" de Rudy Clark. Ce titre traditionnel avait permis à George Harrison de décrocher un succès en 1987. La nouvelle version est très réussie. Très amplifiée, bien réverbérée la slide y est bien mise en exergue.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Luke Winslow-King
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Bloodshot
  • Date: 2013-07-25
  • Rating: 4
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