Alors que les cendres du groupe londonien de free-jazz Acoutic Ladyland sont encore chaudes, le leader et saxophoniste Pete Wareham monte un nouveau projet et le baptise Melt Yourself Down. Histoire de ne pas être trop perdu, il a fait appel à son ancienne collègue Ruth Goller afin de tenir la basse. On retrouve derrière les fûts Tom Skinner. Un deuxième saxophoniste (Shabaka Hutchins), un claviériste (Leafcutter John), un percussionniste (Satin Singh) et un chanteur (Kushal Gaya) complètent le line up du band.
Peu enclin à respecter les codes, Melt Yourself Down se plaît à brouiller les pistes et apparaît comme un réel OVNI musical. Difficile de rester en place à l’écoute de ce premier album. Les Anglais n’hésitent pas à teinter de nuances orientales, de l’afro-jazz ou de la musique latino. Dynamisant le tout d’énergie punk et la saupoudrant de quelques particules d’électro. Un sacré fourre-tout donc ! Mais pour un résultat impressionnant. Car ça groove ! C’est hypnotique. Au chant, Kushal Gaya, le shaman, semble littéralement possédé. Les saxophones sont épileptiques. Et le plus extraordinaire c’est qu’au final, les huit morceaux restent accessibles.
Cet album devrait plaire aux amateurs de musique du monde mais pas seulement, car Melt Yourself Down parvient à transgresser les frontières et transcender les genres. N’hésitez donc pas à vous y plonger. Sensations fortes assurées !

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