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Rush for second place

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A des années-lumière des valses de Strauss ou des chants tyroliens, cette formation autrichienne aurait pu naître au pays de l’Oncle Sam. D’ailleurs, leurs héros se nomment Bob Dylan, Townes Van Zandt ou encore Pete Seeger.

Pour concocter cet opus, elle s’est servie de tout l’attirail du parfait ‘folkeux’ : banjo, mandoline, violon et même une lap steel. Histoire de donner une coloration un peu plus personnelle à son expression sonore, le groupe y a ajouté des cuivres. Partagé en dix pistes, ce « Rush for second place » s’écoute d’une traite, et ce sans que, jamais, l’on ne jette un regard désapprobateur vers son lecteur. Et c’est peut-être là que le bât blesse ! Car après avoir écouté ce disque, on se rend compte qu’on n’a rien retenu. Que rien ne nous a vraiment marqué. Pas de mélodie qui accroche ou d’émotion qui nous traverse. La musique de Protestant Work Ethic est sympathique, mais n’a pas vraiment d’âme. Un peu à l’image de son chanteur. Il ne chante pas trop mal, mais on serait bien incapable, deux heures plus tard, de se rappeler la voix. Dispensable !

 

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