« Blood lines » constitue déjà le quatrième opus de cette Californienne (NDR : elle est née à San Francisco, en 1982). Si sur ses trois premiers opus, les influences rencontrées, oscillaient de PJ Harvey à Alela Diane en passant par Cat Power, « Blood / Lines » semble davantage évoquer Kristin Hersh voire même les Throwing Muses. A cause de sa voix, bien sûr, mais également des contre-voix assurées tantôt par le biais du re-recording ou par Marissa Nadler (sur « Faster than the devil » et « Dandelion Daze »). Encore que lorsque ces harmonies vocales adoptent un format élégiaque, c’est plutôt à Siouxsie Sioux qu’on se met à penser. Guère étonnant quand on sait que la musique d’Emily est fondamentalement gothique. Sur ce dernier elpee, les arrangements de cordes sont moins présents. A contrario, la guitare électrique l’est davantage, souvent réverbérée, mais sans jamais devenir envahissante. A l’instar de ce dialogue élégant entre gratte et ivoires sur « The Roses ». Des ivoires qui ont quand même conservé leurs prérogatives. Sans oublier la présence judicieuse des claviers. Ténébreux, le disque recèle également des plages plus denses, comme le solennel « Wake », l’incantatoire « Keeley » hanté à la fois par Hope Sandoval et Sinead O’ Connor, le tumultueux « The wolves » ainsi que « Thoroughbred », une compo digne d’une B.O. de western spaghetti signée Ennio Morricone. Un très bel album…

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