De toute évidence, Laurence Bell, célèbre patron du label Domino, a le nez creux pour dénicher des talents. Et lorsqu’il a signé, deux ans plus tôt, son premier groupe français, il a même pris un risque, qui se solde aujourd’hui par une réussite totale. A l’époque, François and The Atlas Mountains avait publié un premier opus, intitulé « E Volo Love ». « Piano ombre » constitue donc leur deuxième long playing.
François Marry y est toujours soutenu par ses fantasques Atlas Mountains, réunissant ses compatriotes multi-instrumentistes Amaury Ranger et Pierre Loustaunau (Petit Fantôme) ainsi que du drummer Jean Thevenin (Jaune), le line up impliquant également le claviériste écossais Gerard Black (Babe)…
Et cette équipe confirme tout le bien qu’on pensait d’elle sur ce nouvel elpee. Une œuvre dont la musique se révèle à la fois aventureuse, délicate et délicieuse. Produit par Ash Workman (Metronomy, NZCA Lines), il regorge de pépites pop contemporaines dont j’épinglerai l’immédiat « La Vérité » ou le plus complexe et mélancolique titre maître. A contrario du précédent opus, les morceaux sont plus souvent interprétés en français, communiquant ainsi une élégance étrange à l’ensemble. Elégance accentuée par cette poésie à la fois légère et romantique. Cependant, l’aspect plus sombre des lyrics, écrits lors d’une période plus difficile traversée par François, et plus exactement pendant les sessions d’enregistrement, est judicieusement contrebalancé par la luminosité des compositions, toujours aussi influencées par ce cocktail de rythmes africains et de variété française (NDR : les yéyé ?), qu’il dissimule sous une armure indie pop imparable. D’autant plus que ce « Piano Ombre » est chargé de mille nuances…
A ne surtout pas manquer le 20 mai, dans le cadre des Nuits Botanique de Bruxelles !

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