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Histoires d’écailles et de plumes

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Ce projet commun réunit deux amis, prénommés Guillaume. Ledent et Duthoit. Le premier est surtout connu pour son répertoire destiné aux enfants. Le second, alias Guillemot, c’est le chanteur de Thibor et de Coïncidence, formation au sein de laquelle militait Yves Barbieux, avant qu’il ne fonde Urban Trad. Il a également décidé de tenter une aventure en solitaire. Les deux artistes ont donc réuni leurs efforts sous un même (superbe) coffret en l’intitulant « Histoire d’écailles et de plumes ». Et en baptisant leur disque, respectivement « Marcher sur les murets » et « Je vole sous l’eau ». Mais le plus intéressant procède de la participation des deux artistes aux sessions d’enregistrement respectives. Tout en y impliquant les mêmes collaborateurs. Si l’album du premier est plus concret, il est plus difficile à cerner, car puisant au sein d’une multitude de références. Quant à celui du second, s’il est davantage porté vers l’imaginaire, son fil conducteur est paradoxalement plus palpable.

Découpé en 8 plages, l’opus de Guillaume Ledent s’ouvre par le titre maître, une compo allègre, imprimée sur un tempo new wave et s’achève par « Un escroc », un morceau qui colle davantage au répertoire destiné au jeune public, pour lequel l’artiste recueille, en Wallonie, un franc succès. Deux pistes sont construites sous la forme de ritournelles. Tout d’abord, « Nous », au sein de laquelle on retrouve un peu de prog, du rock et aussi du funk. Puis « Où est passé ma chanson », caractérisée par des interventions de guitare gémissantes. Rhodes et mélodica épicent « L’homme caméléon », un titre imprimé sur un tempo syncopé. Plus intimiste voire minimaliste, « Maddy in June » bénéficie d’une jolie mélodie, une compo champêtre, acoustique, traversée imperceptiblement par une flûte. Hymnique, balisé par des accords de piano élégants, « Adèle » semble plutôt hanté par Jean-Louis Aubert. Mais le meilleur titre de l’elpee est certainement, « Lulu bibulle ». Enrobé de chœurs soignés, éthérés, il met en exergue une prose récréative, volontairement badine, que ne renierait pas Richard Gotainer. Un moment précis au cours duquel il adopte même les inflexions du chanteur-humoriste français. Et dans cet exercice de style, il est particulièrement convaincant.

L’album de Guillaume Duthoit comporte 9 pistes. Au cours duquel on constate qu’il adore jouer sur les mots tout en nous plongeant dans le monde du fantastique. Mais abordons l’aspect musical. Première constatation, le rythme et le ton peuvent changer au cours d’un même morceau, sans que cela puisse nuire à l’homogénéité de l’opus. Certaines plages sont même assez complexes. A l’instar de « Charpie » ou de « Histoires de fapille », plage dont il partage un duo en compagnie de l’autre Guillaume. Un morceau au climat médiéval, caractérisé par des cordes de guitare ou de mandoline. Tout comme sur « Sam ». Des cordes très souvent pincées, en picking si vous préférez, qu’on retrouve tout au long de l’œuvre. Le disque s’ouvre par « Je vole sous l’eau », soit le titre maître. Une compo filmique, soulignée de choeurs angéliques, abordée dans l’esprit d’Ennio Morricone. Il règne d’ailleurs parfois une ambiance cinématographique et même énigmatique sur certaines chansons. Comme sur « Blanc comme neige », réverbérant des sonorités de xylophone, un peu comme dans un épisode de « Harry Potter », malgré ses éclats de saxophone. « Isodore » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Une ritournelle balisée par un banjo et enrichie de chœurs, et à nouveau parcourue d’interventions de mellotron. Le long playing s’achève par « Solitude », titre bien choisi, puisqu’il se résume à l’artiste, sa sèche, quelques chœurs et un sansula (NDR : piano à pouces). Guillemot a, en outre, une superbe voix, qui régulièrement évoque William Sheller, tant dans le timbre qu’au niveau des inflexions. Ce qui colle vraiment bien à son style de troubadour de l’imaginaire…

 

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