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All kinds of people

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Malgré son patronyme, cette formation n’est ni yankee, ni insulaire, mais italienne. Elle est née en 2010, lorsque le chanteur/guitariste Andy McFarlane (ex-Hormonauts) et son vieil ami Peppe Degregoriis (ex-batteur de Little Victor and the Boomers) on décider de s'associer. Ils sont bientôt rejoints par Nicolo Fiori à la basse ainsi que Guy Portoghese au saxophone et à l'harmonica. L’année suivante, le combo grave "Tora! Tora! Tora!", un disque qui agrège rhythm & blues, swing et soul. Malheureusement, Portoghese décède en octobre 2012. Il a cependant depuis été remplacé par Eugenio Pritelli, un chanteur/guitariste issu du groupe de psychobilly, The Horrible Porno Stuntmen.

"All kinds of people" constitue donc leur second opus. Plus immédiat, il est censé remettre au goût du jour l’héritage laissé par Screamin' Jay Hawkins et Howlin' Wolf!

Très remuant et dansant "Mai Tai" s’ouvre dans le jump, le jive et le swing. Des voix féminines soutiennent celle d'Andy. Le travail rythmique opéré par Nicolo et Peppe est particulièrement soigné. Psychobilly, la guitare peut faire son entrée. "Who he?" est davantage rockabilly. La voix est excellente. Spasmodique, un piano s’immisce dans l’ensemble toujours bien balisé par la basse et la batterie. Quoique toujours bien rythmé, "Out of this bow" reste dans le rythme, mais le blues s’y infiltre, notamment grâce à l’harmo qui soutient les vocaux. Bien plus blues encore, "Wreck" incite à la nonchalance. Nous sommes entraînés dans ces marais louisianais où peut apparaître à tout instant la silhouette d'un alligator. Une angoisse finit par nous envahir. Un sentiment dramatique bien rendu les accents réverbérés de la guitare. Nos Kamikazes semblent avoir pris un immense plaisir à reprendre un hit qui a alimenté les juke-boxes, au tout début des 60s, "The Wanderer" de Dion Di. Imprimé sur un tempo rapide, "Bank notes" est sculpté dans un rockabilly susceptible de rappeler les débuts du King. Et on macère toujours dans le rock'n'roll nerveux tout au long de "Physique". La voix adopte un profil rockabilly sur "Two fiftyone", un morceau néanmoins judicieusement contaminé par le blues. Toujours à cause de cet harmonica qui s’autorise un billet de sortie et malgré la présence d’une guitare aux accents métalliques. Rock'n'roll à l'italienne, "Tutti I Venerdi" est interprété dans la langue de Verdi. Adriano Celentano n'est pas loin sur ce morceau caractérisé par ses accords de gratte rageurs. Et, au micro, on retrouve la voix de feu Guy Portoghese. Les miracles de la technologie ! Une seule ballade, "Start again", une chanson reprise en chœur par les musiciens. Blues immédiat et primaire, "All kinds of people" libère énormément de groove. Et à cet instant, on décèle les vibrations que produisaient autrefois la légende Howlin' Wolf ! La finale nous plonge dans le monde sauvage des animaux. Ce "Kamikaze jive" évolue pourtant sur le rythme soutenu du rockabilly et du jive, et permet même aux cordes de McFarlane et Pritelli d’entrer en transe…

 

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