Frank Black est de retour et il a décidé d’opter pour le patronyme Francis Black. Pourquoi pas ? Le plus important c’est le contenu de son nouvel opus. Et ce contenu nous réserve quelques bonnes plages, une bonne moitié des compos de « Bluefinger » -son quatorzième album solo !- lorgnant manifestement vers les Pixies circa « Trompe le monde ». Depuis le frénétique, aride et troublant (ce groove !) « Captain Pasty » au menaçant « Tight black rubber », en passant par le blues plus morbide que viscéral « Test pilot blues », une compo subversive entretenue par cette basse ténébreuse inexorablement pixiesque. « Threshold apprehension » également. Caractérisé par son riff de guitare staccato, emprunté probablement à Green Day, mais aussi et surtout les glapissements de Frank, « Lolita » aurait pu être chantée par Kim Deal, une chanson dont la mélodie pop me rappelle quelque part Suede et les inflexions vocales, Brett Anderson. Sans oublier la cover brutale, punkysante du « You can’t break a heart and have it » de feu Herman Brood. L’album rend d’ailleurs hommage à cet illustre artiste néerlandais (NDR : il a sévi chez Cuby & the Blizzards avant de fonder son propre groupe, Herman Brood and His Wild Romance. Il a également côtoyé, début des 80’s Nina Hagen. Mais il était également peintre et son œuvre est reconnue à travers le monde entier). L’abus de drogues et d’alcool l’a conduit au suicide en 2001 (se sachant condamné depuis plusieurs mois, il s’est jeté du toit de l’hôtel Hilton à Amsterdam). Deux autres compos lui sont ainsi dédiées. Tout d’abord « Your mouth into mine » et puis « Angels come to comfort you ». De structure traditionnelle au départ, cette dernière est progressivement épurée de chœurs célestes (NDR : quoique la sirène en fin de parcours soit plutôt de mauvais goût). Préposée aux backing vocaux, Violet Clark, l’épouse de Frank, en est la responsable. Elle partage également quelques duos avec son époux sur l’elpee. Et en particulier sur la ballade mid tempo et légère « Discothèque 36 » ainsi que l’excellent « She took all the money », dont les propriétés mélodiques sont manifestement contagieuses. En final, le titre maître consomme une intensité blanche crazyhorsienne, malgré son tempo lent et sa forme légèrement bluesy. Une bonne surprise !
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