Fin de l'année dernière, Giant Sand commettait un disque expérimental, basiquement country folk, mais pigmenté d'accès de jazz, de musique concrète, de minimalisme, voire de punk déstructuré. Un opus difficile à assimiler pour ne pas dire indigeste. Aujourd'hui, la bande à Howe Gelb a décidé de revenir à un garage rock plus conventionnel. Donc chargé d'électricité. Un style qui correspond beaucoup mieux à la définition du rock urbain défendu par Giant Sand. Encore que le timbre vocal rauque, venimeux de Howe s'autorise des inflexions largement dylanesques. Et si l'on décèle l'une ou l'autre extravagance ou élan émotionnel lié à la vie privé de Gelb, en général ce "Glum", qui a bénéficié de la production de Malcolm Burn (Iggy Pop, Neville Brothers, John Mellencamp), navigue dans les eaux tumultueuses, troubles, marécageuses charriées par Pavement, Pixies ou autre Crazy Horse. Deux fragments libèrent même une intensité digne de Neil Young : "Happenstance" et "I helvakoboy song"...

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