Fondé en 2005, le trio californien Woods en est déjà à son huitième album. Il fait suite à « Bend beyond » paru en 2012, disque unanimement salué par la critique. Et il ne devrait pas en être autrement pour ce « With light with love », qui tout en avançant les mêmes qualités bénéficie d’une production encore plus soignée. Ce qui frappe d’abord, c’est le falsetto limpide de Jeremy Earl, proche de celui de Xavier Boyer (Tahiti 80). Parfois overdubbé en harmonies vocales. Puis de cette section rythmique offensive, syncopée et terriblement efficace. Cet orgue discrètement et délicieusement rogné (NDR : pensez à Garth Hudson du Band). Et puis de ces cordes de guitare acoustiques, semi-acoustiques ou électriques, psychédéliques, byrdsiennes (« Twin steps », surtout), sinueuses, parfois prog, proche d’un Yes circa « Fragile » sur le titre maître, un morceau de 9’ absolument splendide, et évoquant même George Harrison sur « Full moon » (cette Rickenbacker !) Sans oublier le recours circonstanciel à la slide (« Shepherd »). L’opus recèle l’une ou l’autre piste plus folk (« New light ») et même lo fi (le superbe final « Feather man », hanté par une section de cordes). Ajoutez-y des superbes mélodies et vous obtiendrez un des albums de l’année 2014. Ben, zut alors je n’ai pas évoqué le Crosby, Stills, Nash avec ou sans Young. C’est fait !

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