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Like Elway

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Lee Palmer est canadien. Son style émarge à la roots. Au cours des dernières années, il avait publié deux elpees, "One take - Live at Canterbury" en 2013 et "60 Clicks" en 2014. Agé de 61 ans, il est originaire du New Brunswick, mais vit actuellement à Toronto. "Like Elway" constitue son dernier opus, un disque pour lequel certaines sessions ce sont déroulées dans la Music City de Nashville. Il signe les neuf plages et a coproduit l’LP en compagnie d’Elmer Ferrer qui apporte également son concours aux grattes acoustique et électrique.

"Rockin' this chair" s’enfonce nonchalamment dans la roots, tout en se balançant au gré des accents dispensés par l'accordéon de Lance Anderson. Lee chante d’une voix nasillarde. Les cordes amplifiées de Ferrer s'inscrivent rapidement au sein de ce climat indolent. "Life's a mess" (Trad : la vie est un foutoir) est une tendre ballade à la mélodie empreinte de charme. L’ombre de Dylan y plane, alors que le piano d'Anderson et les cordes acoustiques balisent l’ensemble. Le même piano introduit "Those winter blues", un blues cool aux intonations jazz. Subtil, le swing est entretenu par les percussions d'Al Cross. Une plage ponctuée par les sorties éclatantes de la six cordes d'Elmer Ferrer et des ivoires. Superbe ! "Lonely at the Top" est amorcé comme un blues lent, mais accélère rapidement et dans la bonne humeur. Mary McKay chante aux côtés de Lee ; et c'est encore le talentueux Lance qui tire son épingle du jeu au piano, avant de céder le témoin à Ferrer. Le titre maître est un autre sommet de l'opus. Lee nous y raconte sa rencontre avec un musicien de rue sur Broadway à Nashville, un personnage qui avait en lui le blues. Tout est parfaitement en place. La réplique vocale de Mary McKay. La guitare. L'orgue et la section rythmique au sein de laquelle David Woodhead se consacre à la basse. "This feels like one of those days" est un autre blues cool. Le team est alors soutenu par leur ami Roly Platt pour souffler dans l'harmonica. Miss McKay y injecte tout son vécu et se montre une nouvelle fois à son avantage. "Maybe that's why" est une ballade bouleversante. L’accordéon et les cordes délicates, immaculées, aux accents hispaniques, alimentent ce sentiment de mélancolie. "Have a wonderful life" opère un changement radical de style. Bien funk, cette piste intègre les riffs largement amplifiés d’Elmer, alors que l'orgue Hammond s’infiltre dans le décor sonore. De bonne facture, ce long playing s’achève comme il a commencé, c’est-à-dire par un morceau de blues/roots. Roly Platt se consacre à l’harmo, alors que Lance Anderson excelle à l’orgue. Le meilleur opus de Lee Palmer, à ce jour.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lee Palmer
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: On the Fly Music / Sarah French Publicity
  • Date: 2015-05-19
  • Rating: 4
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