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Swampblood

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Personnage énigmatique, J.D Wikes a fondé sa formation dans son antre à Nashville, dans le Tennessee. En 1998, il commet "Hunkerdown", une œuvre totalement inclassable, sorte de patchwork associant des éléments de rock, de blues, de country, de jazz, de psyché, de punk et de polka! Le line up actuel prend réellement forme en 2003, lorsque le charismatique leader s'entoure du bassiste Mark Robertson, du guitariste David Lee et du drummer Brett Whitacre. La formation enregistre alors dans la foulée "Cockadoodledon't" puis "Believe", déjà pour le label Yep Roc! "Pandelirium" paraît en février 2006, un opus pour lequel il reçoit la participation de Jello Biafra des Dead Kennedys et du Reverend Horton Heat, une influence hillbilly marquante pour Wilkes.

J.D nous propose aujourd’hui le troisième chapitre de sa trilogie consacrée au gothic rock américain. Cet opus est constitué de nombreuses plages assez brèves, d’une moyenne d’à peine deux minutes. Les guitares acoustiques sont en dérapage contrôlé. Elles sont rejointes par des banjos. Nous sommes bien à Nashville, la Music City, capitale de la country music. Même si la suite glisse vers un blues rock, proche du pub rock anglais de Dr Feelgood et du swamp blues de Tony Joe White. J.D souffle rageusement dans son harmonica avant de chanter ce "Old spur line". Une plage bien nerveuse dont la ligne mélodique intervient dans le changement de rythme. L’expression sonore galope vers un country & western et ne rentre à l’écurie que lorsque les banjos sont de retour! Les Shakers voyagent dans l'espace et dans le temps. Ils campent dans les bayous louisianais pour aborder "Hellwater", à la poursuite du Creedence Clearwater Revival. "Easter flesh" pénètre ensuite dans un univers digne d'Enio Morricone. La rythmique punk est déjantée. Quasi surf, la guitare de David Lee flirte avec la voix et l'harmo de J.D, pendant que Brett maltraite ses peaux comme un malade. Lors du titre maître, les Shakers replongent dans les swamps. Ils sont à la recherche improbable de l'ombre de John Fogerty. Une bonne dose de frénésie hante le leader. Il avale au passage sa musique à bouche dont les accords passent au rouge feu. Un geste de déglutition pour "Dusk" avant de remettre la machine punk infernale, implacable, sur les rails de "Cheat the hangman", la rage au corps. Brett a les poignets en sang pour tenir la distance! La décompression s'opère lors du joyeux "Born again again", chanté à tue-tête par les acteurs devant mandoline, banjo et piano. Joué par Jack Irwin, ce piano semble sorti des vieux saloons poussiéreux du sud profond! "The deadenin'" est manifestement une des meilleures plages de l’opus. Elle fait la synthèse du potentiel du combo. Le décor est toujours tapissé de western. A cause de la présence discrète du banjo, des cordes réverbérées, du chant furieux et de l'harmo qui lui colle aux lèvres. Le chant est puissant pour "Down and out', une compo gothique, grave et métallique. Le sol semble martelé comme un régiment à la parade. Après un nouvel intermède accordé dans un saloon, "He ain't right" nous entraîne dans la surf music. Les cordes de Lee Très réverbèrent une dose d’écho parfaite tout au long de ce titre rockabilly. Wilkes est assis derrière son piano, tandis que Brett imprime la rythmique implacable des Shakers sur le boogie rock suranné "Angel lust". Cet opus s’achève par le mélancolique et bouleversant "When I die", avant que cordes acoustiques, ukulélé et banjo revivent une dernière fois une "Bright and sunny south". Une œuvre étonnante mais riche et personnelle! Si vous avez l’occasion d’aller voir cette formation en live, ne la manquez surtout pas. Rien que la personnalité de son leader, qui vous invite à partager sa folie musicale, vaut le détour.

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