Originaire de la banlieue de Philadelphie, Gina Sicilia est à peine âgée de 30 ans. En 2014, après avoir publié 4 elpees, elle décide de rejoindre Nashville. Et y grave un premier Ep 5 titres, baptisé "The Alabama Sessions", des compos mises en boîte aux célèbres studios de Muscle Shoals. En août 2016, elle a remis le couvert en sortant un nouvel Ep, réunissant le même nombre de plages. Pour la plupart de gentilles ballades traitant de la vie d’une jeune femme au sein du monde contemporain. Depuis, Gina semble être revenue chez elle, en Pennsylvanie. Elle n’en a pas pourtant perdu son talent à composer des ballades au charme certain…
« Abandoned » ouvre la plaque. Elle y traite du thème d’un amour perdu. Gina possède une jolie voix, expressive aussi, mais dotée d’une solide réserve de puissance. Ron Jennings en profite pour signer un très bon solo sur les cordes électriques. "Never gonna end" est davantage enlevé. Soul, le vocal de Miss Sicilia est plus subtil. Et s’appuie sur la réplique de Charlotte Holloway, alors que les cordes acoustiques de Glenn Barratt (NDR : c’est lui qui s’est chargé de la mise en forme) et les accords de piano dispensés par Walter Runge enrichissent l’ensemble. Blues lent, "I cried" est de toute bonne facture. Une reprise : le "Tell him" du producteur Bert Berns. Composé en 1962, ce titre soul avait été traduit en hit par les Exciters, la même année. Et tout en tenant parfaitement la route, la nouvelle version est respectueuse de l’originale. La plage finale est tout aussi réussie. Un blues singulier imprimé sur un tempo qui souligne ce triste constat : "They never pay me". La voix est parfaite. Passionnée, elle navigue sur un fond d’orgue, alors que les cordes s’autorisent une dernière sortie. Et elle est impeccable…

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