« Veneralia » constitue le cinquième elpee de Tannhauser Orchestra, un trio louvaniste drivé par Erick De Deyn. Apparemment, cet album serait le troisième volet d’une trilogie baptisée ‘Venus’.
Si la musique de ce band oscille entre post metal, new wave, shoegazing et noisy, on ne peut pas dire que ce soit dans ce dernier créneau qu’elle tire son épingle du jeu. N’est pas My Bloody Valentine ou Sonic Youth, qui veut. Dommage, car lorsqu’il creuse dans les autres styles, il se débrouille plutôt bien. Notamment sur les morceaux les plus élaborés, atmosphériques et surtout les moins enlevés. A l’instar du titre qui clôt l’opus, « Red hair ». Plage qui réveille en mon for intérieur, le spectre de Sad Lovers & Giants. Ou une plage comme « Inferno » qui lorgne carrément vers le Floyd circa « Ummagumma ». Même les vocaux. Parmi les références, on épinglera encore celles relatives à Cure (le tout bon « Rainbow road »), Ride (The listening dark ») et même Indochine (« Tannhauser returns », caractérisé par des interventions de synthés vintage). Enfin, on ne peut pas dire que le travail de production soit une parfaite réussite. Ce qui explique sans doute pourquoi les pistes les plus bruitistes et même parfois les voix, grincent au lieu de glisser au creux de l'oreille…

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