Jeremy & The Harlequins nous vient de New York City, une formation influencée par le rock’n’roll des années 50 et 60, nonobstant son attitude pop. Jeremy Fury en est donc le leader et le chanteur. Au sein de son backing group militent son frère Stevie, à la batterie, Bobby Ever, à la basse, ainsi que Craig Bon et Patrick Meyer aux guitares. Le band avait déjà publié un premier opus en 2015, "American dreamer".
"Into the night" ouvre l’elpee. Un rock’n’roll cuisiné à la sauce contemporaine. La section rythmique est solide. La voix de Jeremy colle parfaitement au style. Stevie adopte le Bo Diddley beat tout au long de "No one cares". Les deux grattes collaborent activement au rythme. Saignant, l’harmonica apporte une tonalité garage à l’ensemble. Cordes acoustiques et électriques entretiennent "Rhythm don’t lie", un rockabilly que chante d’une voix cinglante, proche d’Eddie Cochran, Jeremy. Imprimé sur un mid tempo, le romantique "For angels" ne manque pas de charme. Tout comme le folk/rock "Let her run", une autre ballade tapissée par l’orgue. A cet instant, le spectre de Tom Petty and The Heartbreakers plane. Les percus véhiculent des accents exotiques, tout au long de "Big beat" et "Critical condition". La voix de Jeremy est bien distincte ; et pourtant elle laisse quand même le champ libre au saxophone hurleur, à la trompette ou encore aux castagnettes. Pur rockabilly, "Drinin’ by myself" concède des accents bluesy. Les guitares tirent leur épingle du jeu. Le chant semble hanté par Gene Vincent voire Vince Taylor. Autre ballade, "There’s a girl" exhale un parfum 50’s. Pop beat également. Une fragrance accentuée par la voix… rockabilly.

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