« The last soap bubble crash » constitue le second elpee de Dario Mars & The Guillotines, le nouveau projet de Renaud Mayeur (voir interview ici). Cet ex-La Muerte, Hulk, Les Anges, et on en passe, pratique ce que qu’on pourrait appeler du spaghetti-western-voodoo-garage.
Son nouvel opus s’ouvre par « Summer ice », une plage qui ne manque pas de punch. Sorte de bossa nova uptempo imbibée de claviers vintage, « Hold on » évoque curieusement… Vaya Con Dios. A cause de la voix de Bineta qui emprunte les inflexions de Dani Klein. Tout comme sur le plus filmique « Far from you ». Une impression qu’on retrouve encore sur le soul/blues, « Strange happiness ». En fait, essentiellement lors des morceaux les plus paisibles. Nonobstant les cordes de gratte surf, « Gone with sorrows » épouse le sens mélodique d’un Texas. Oui, oui, celui de la bande à Sharleen Spiteri. Et pas une référence à l’Etat du Sud des States… Ténébreux et sauvage, l’excellent « I wish I was with you » semble hanté par des voix démoniaques. Et pourtant, il est bien rock. Tout comme l’uptempo « Vertigo ». Les cordes de guitare sont à nouveau sculptées dans le surf. La basse est sombre, mordante. Le drumming échevelé et les claviers vintage. Le spectre du Led Zeppelin –n’en déplaise à Renaud– plane sur deux morceaux. Et ils figurent parmi les meilleurs du long playing. Tout d’abord « Walk baby walk », même si l’intro évoque plutôt le célèbre « Albatross » de Fleetwood Mac ». Puis l’oriental, incantatoire et hypnotique « Soulless ». Angoissant, « Keep smiling » (un paradoxe !) macère dans des sonorités qui semble sortir d’un bistrot guinguette, un peu comme dans la B.O. du long métrage signée Yann Tiersen, ‘Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ?’. Manifestement les références au cinéma sont légion. Et la version alanguie du « I wanna be loved by you », popularisée par Marylin Monroe, qui clôt l’opus, en est une nouvelle illustration. Un chouette album !

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