Réputé pour sa philosophie expérimentale, le label gantois (K-RAA-K)3 est allé prospecter en Océanie pour dénicher Bad Statistics. Un quintet néo-zélandais. De Wellington, très exactement. Dont les membres sont déjà impliqués au sein de différentes formations underground comme The Idle Suite, Last Visible Dog ou encore Cloudboy. En 2005, les musiciens s’étaient réunis pour partager quelques sessions de noise. Depuis, leur aventure a débouché sur la formation des Bad Statistics. Et enfin, s’est concrétisée par la confection d’un premier elpee. Intitulé « Static », il et le fruit de leurs explorations minimalistes et ténébreuses.
L’opus est divisé en deux morceaux. Deux plages d’une durée d’un peu plus de 20 minutes, qui s’étirent sur un tempo lent. Très lent, même. Tellement lent, qu’il en devient parfois insoutenable. Ou lassant, selon. Improvisations et bourdonnements nous plongent dans un univers cauchemardesque. Le chant du vocaliste, Thebis Muttante, multiplie les onomatopées, conférant à l’ensemble une impression de messe célébrée en langage maori. Sueurs froides garanties, « Static » c’est vous retrouver seul face aux 15 guerriers All Blacks pendant leur Haka. Impossible d’y échapper.
Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de la noise, ce disque pourrait vous intéresser. Bad Statistics est un groupe bien en place et propose une autre perspective de la noise. Celle pratiquée en Nouvelle-Zélande. Comme quoi, là-bas il n’y a pas que le rugby !

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