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Alastair Greene s'est forgé une solide réputation au cours de ces dernières années. Il drive avec bonheur son propre trio de blues rock, au sein duquel il chante, compose et joue de la guitare. Il vit à Santa Barbara, en Californie. Agé aujourd’hui de 47 ans, il est passé du piano au saxophone, avant d’opter pour la gratte. Il a côtoyé le célèbre producteur anglais Alan Parsons. Son Alastair Greene Band compte désormais plus de vingt années d'existence. Son dernier elpee, "Dream train", date de moins d'une année. Et son nouvel essai est live et double. Il a été immortalisé au Soho Music Club, chez lui, à Santa Barbara et réunit vingt titres, pour la plupart, issus des deux derniers opus studio, "Dream Train" et "Trouble at your door". Son backing group implique le bassiste Jim Rankin et le drummer Austin Beede. La formule trio favorise des envols d'un bout à l'autre du concert. Un set homogène, mais d’où émergent quelques titres. 

Et tout particulièrement, sur le premier compact disc, "Big bad wolf", un boogie dominé par la voix, mais dont les interventions de guitare sont très susceptibles de rappeler un autre trio, mais notoire, ZZ Top! Lors de "Say what you want", le tempo est imprimé sur celui du célèbre Bo Diddley, par Austin Beede. Il est mid tempo sur le "Love so strong" d’Albert King, et Alastair s'y révèle aussi insatiable qu’infatigable. Enfin, la slide est vraiment impressionnante tout au long de "Down to Memphis". 

Les musicos sont maintenant ‘chaud boulette’. Blues/rock, "Dream train" est emporté par le rythme du chemin de fer ; et la slide est à nouveau indomptable. "Back where I belong" est sculpté dans du boogie pur et dur. Blues lent, "Last train around the sun" lorgne à nouveau vers ZZ Top. Swamp blues rock, "Love you so bad" se signale par ses cordes intarissables, trempées dans la reverb. Sommet de l’œuvre, "The other way" se distingue par une longue intro exécutée par la basse de Jim Rankin, avant que singulières, les cordes pénètrent au sein d’un univers, autrefois hanté par les Doors, à l’époque de "L.A Woman". Superbe!

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