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Derdang Derdang

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Tagada tagada, voilà les Bronson. « Derdang Derdang », y a plus personne. C’étaient Archie Bronson. Les nouveaux canonniers de l’artillerie Domino vont mettre tout le monde d’accord. Après plusieurs virées dans les pubs du quartier en 2005, les trois lascars débarquaient, Guinness à la main, en compagnie de « Fur », premier album défroqué, pour roter et ripailler. A poil, forcément. En 2006, nos fêtards ont ‘déguinzé’. Et ça va faire mal ! Les arsouilles d’alors sont devenus des rockeurs. Des vrais, des coureurs de riffs. Le trio a posé la bouteille, écouté les Stooges, Wire, Jon Spencer et s’est inscrit au Gun Club. A l’heure du deuxième album, ce sont des tueurs, dignes héritiers de leur bataillon. Mais ils nous auront prévenus : « Dead Funny, Don’t Worry ». Cependant, avant de mourir heureux, il convient de vivre les claques soniques de « Derdang Derdang », ce nouvel album qui s’épelle telle une armée au galop. En éclaireur, « Cherry Lips » pose les jalons d’une indubitable victoire. Ensuite, à l’abordage : d’un chant de naufragé perturbé, « Kink » noie raison et passion. Les corps chavirent, les riffs déchirent. Les cris de « Dart For My Sweetheart » tranchent l’air, transpercent les chairs. La reddition est inévitable. Les mains sur la tête, les pieds liés, nous suivrons ce chemin : « Derdang Derdang », toujours plus vite, « Derdang Derdang ».

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