La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
giaa_kavka_zappa_06

Sunday At Devil Dirt

Écrit par - Simon Verwacht -

Deuxième volet de la collaboration entre Isobel Campbell (Belle & Sebastien) et Mark Lanegan (Screaming Trees), ce disque fait suite au déjà culte « Ballad of the Broken Seas ». Il s’agit d’une collection de ballades vénéneuses, suant tant l’amour que la mort. Intenses et raffinées, ces morceaux convainquent toutefois sensiblement moins que ceux du précédent elpee.

Les chansons, portées par deux voix toujours magnifiques, possèdent à la fois l’élégance des collaborations entre Lee Hazelwood et Nancy Sinatra et la fièvre jouissive des brûlots du grand Tom Waits. Mais là où ce dernier se déchaîne, tousse et crache ses mots comme si sa vie en dépendait, embrase ses compositions de sons poisseux, d’arrangements délirants, ici, tant la production que l’interprétation paraissent trop polies. Il manque souvent l’accroche, l’accident qui fait adopter définitivement une chanson.

Hormis cette remarque, quelques perles définitives jalonnent cet album. La première piste, « Seafaring Song » prend aux tripes, complainte crépusculaire, noire comme le charbon. Une petite merveille qui convoque l’esprit de Johnny Cash et rappelle un David Pajo au mieux de sa forme. « Black Burner » et ses chœurs d’âmes tourmentées fait également mouche tandis que « The Flame That Burns » apporte un groove bienvenu pour relancer le disque à mi- parcours. Mais la véritable pépite de ce disque ne se dévoile qu’au terme du voyage : « Trouble ». Elle laisse filtrer le soleil et prend tant la gorge que les tripes. Cette chanson mérite à elle seule l’achat de l’album : la voix fluette d’Isobel Campbell, par ailleurs auteur de l’intégralité des chansons, d’une fragilité déconcertante, s’accorde ici plus que jamais à celle, rocailleuse et ample, de Mark Lanegan. 

 

Informations supplémentaires

Lu 845 fois