Adepte de la musique traditionnelle du Sud des Appalaches, Riley est originaire de la Caroline du Nord. Il joue du violon dès l'âge de dix ans, mais opte ensuite pour la guitare et le banjo. Sa carrière est avant tout personnelle ; ce qui ne l’empêche pas de participer aux aventures du Dirk Powell Band et de Polecat Creek.
Ce nouvel opus nous entraîne à travers un périple au sein de la musique traditionnelle perpétuée en Virginie et en Caroline du Nord. Elle est également appelée ‘old time music’. C'est-à-dire une musique roots music née à l'ombre des montagnes appalaches. Il chante d'une voix triste le titre maître. L’accompagnement est sobre : une guitare et un banjo. Soutenu par ses amis, et drivé par le violon de Dirk Powell ou de Joe Thrift, Riley nous invite à la dance aussi bien pour "June Apple" qu’"Old John Henry". Baugus véhicule, de voix monocorde, empreinte d’émotion, un sentiment de désespoir tout au long de deux ballades : "What are they doing in heaven" et "George Collins". Il démontre ses évidentes aptitudes de multi-instrumentiste sur trois autres plages, mais instrumentales. Au violon lors des très irlandais "Sail away ladies" et "No corn on Tygart". Au banjo sur "Willow tree", une célébration de la musique des montagnes du Kentucky. Riley chante parfaitement a capella. Mais le résultat n’est guère excitant. "Wandering boy" ne transpire pas la joie, mais traduit son amour maternel ; alors qu’en finale, "Now is the cool of the day", est une invocation au Seigneur! Armé de son banjo et épaulé par Tom O'Brien à la guitare, Mr Baugus se frotte même au folk blues. Et en particulier sur "Lonesome road blues". "Long steel rail" s’adresse essentiellement aux adeptes de la musique folk traditionnelle. Un style que j’apprécie tout particulièrement lorsqu’il entretient une chouette ambiance. A l’instar d’"I'm troubled", une composition signée Doc Watson et interprétée en string band.

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