Ses fesses se trémoussent ardemment sur la piste de danse, suivant de ses courbes graciles le beat qui part en cacahouète : ça s’appelle « Bootylicious », et c’est un tube des Destiny’s Child. Aujourd’hui le mot est entré dans le dictionnaire de la langue anglaise : la preuve tangible que Beyoncé excite autant les intellectuels que la jeunesse, fan de hip hop et de r’n’b, de sucreries FM et de refrains qui tuent. Et il y en a un paquet sur ce ‘best of’, parce que les Destiny’s n’ont quasi chanté que des tubes depuis leurs fracassants débuts, en 1999. A l’époque pourtant, leur succès ne dépassait pas encore le cercle fermé des amateurs de black music fiévreuse, mais limite ‘cheesy’… C’était avant Missy Elliott et son « Get Ur Freak On », avant la claque Neptunes et l’arrivée du crunk, de Timbaland et de l’électro sur le devant de la scène hip hop. Il n’empêche qu’avec le recul, des tubes comme « Jumpin’, Jumpin’ », « Say My Name », « Bug A Boo » et « Bills, Bills, Bills », on s’en souvient comme de nos premiers amours. Les mois passent, le truc devient énorme, on parle d’elles en pétillant des yeux, ça s’émoustille sur le dancefloor, certains les comparent aux Supremes, les hits-parades s’affolent et nos braguettes aussi. L’album « Survivor » fait alors un carton planétaire : Beyoncé devient une icône glamour façonnée par la chaîne MTV, incarnant à elle seule l’ultime fantasme masculin, la panthère dorée qui ronronne sur le plaid en lançant des clins d’œil carnassiers. C’est une femme indépendante (« Independent Women Part I »), qui gère son business d’une main de fer dans un gant de velours. « Survivor », le clip, les voit déguisées en Jane des temps modernes, plus sexy qu’un canapé de chez Tonton Tapis. La gente masculine brame en chœur, c’est le braquemart qui n’en croit pas ses yeux, entre deux pubs L’Oréal. Après des incartades solo (le fameux « Crazy in Love », non repris ici), les Destiny’s reviennent en 2005 avec « Destiny Fulfilled ». Un autre tube, « Lose My Breath », assied pour de bon les trois divas au rang de stars mondiales du r’n’b. Leur petite entreprise ne connaît pas la crise : il s’agit même du plus bel exemple de conquête FM de ces dernières années. « Bootylicious » ? Un néologisme qui leur va à merveille. « L’Origine du Monde » version 2006, mais rasée de près et en technicolor… De la bombe bébé, à consommer direct avant de s’en mettre partout. Quelqu’un a du PQ ?
Ne le répétez surtout pas, c’est un secret absolu ! Originaire de Bruxelles, Mi6 s’est donné le nom du célèbre service britannique tout en réunissant des figures incontournables de la scène alternative et underground belge. Le groupe est composé de Richard…
Musiczine recherche des collaborateurs.
Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella
L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…
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Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution…
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