A les entendre, on croirait que ces Helvètes s’ennuient ferme dans leur patelin, et qu’il faut bien jouer du metal pour passer le temps et chasser ses démons, à défaut d’autre chose (le bouquetin, c’est moins drôle). Après deux albums aux ambiances à la Neurosis/Isis/Todd, Knut enfonce le clou, jusqu’à taper dessus pendant des heures. En fin de compte, le metal et ce qui s’en suit, c’est de l’ordre du T.O.C. (bientôt à « Ca se discute » ?) : on martèle sans arrêt la même chose, comme si gueuler servait à quelque chose. Et je t’en fous plein la gueule, moi, de mes vocaux hirsutes, de mes riffs qui t’agressent, de mes drones qui t’abattent ! Chose étrange, seuls les titres 2-3-4 s’avèrent pourvus d’un semblant de cordes vocales. Après c’est de l’instru, parce que Didier Severin, le leader de Knut au patronyme d’attaché-case, avait peut-être mal à la gorge… Toujours est-il que ça ressemble à Neurosis, mais en moins inspiré. La Suisse, pays de la neutralité : un peu chiant tout de même, surtout quand on se croit méchant.

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