Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
Epica - 18/01/2026

The town and the city

Écrit par - -

Les Chicanos de l'est de Los Angeles sont de retour ! Fondée en 1973, cette formation pratique depuis toujours un cocktail de rock, de blues et de jazz ; une sorte de roots qui respecte les racines et traditions latines puisées dans leur héritage mexicain. Le groupe est invariablement drivé par les guitaristes/chanteurs David Hidalgo et César Rosas. Ils sont soutenus par Louie Perez, Conrad Lozano et le très anglais Steve Berlin aux claviers, au saxophone et à la flûte. Leur dernier véritable album studio, "The ride", était paru en 2004. Ce qui ne veut pas dire que le combo s’était tourné les pouces. D’ailleurs, il avait aligné depuis un Dvd ("Live at the Fillmore"), un opus acoustique et traditionnel ("Acoustic En Vico") et une compile ("Wolf tracks", paru début de cette année).

"The Valley" ouvre le disque. Les cordes sont torturées, mais les voix chantent dans la quiétude d’une verte vallée à la nuit bleue. Elles imaginent l'espoir de vivre libre et heureux sur une terre promise. Les guitares semblent lutter contre le charme désuet manifesté par la compo. Un conflit perpétuel. Un peu comme si c’était une invitation permanente au voyage difficile. "Hold on" est imprimé sur un tempo modéré. Dave Hidalgo murmure ce chant bluesy au cœur d’un univers cadencé par le flux et le reflux de sonorités étranges, de bruitages synthétiques épars, destinés à accentuer ce sentiment d’inquiétude et d'émoi. Sentiment qui transparaît dans la voix. Elle invite à tenir bon, à vivre, voire à survivre! Le rythme s'accélère pour emprunter "The road to Gila Bend". Cette route mène au désert de l'Arizona. Elle est difficile. A l’instar du monde étrange et ingrat au sein duquel nous plonge Los Lobos. Les cordes de guitares sont tranchantes, écorchées. La rythmique puissante. "Chuco's Cumbia" pend la direction plein Sud pour célébrer une première fois les traditions mexicaines. Cordes et percussions croisent le saxophone de Berlin. Des chants traditionnels qui réapparaissent sur "Luna". Le cœur chargé de tristesse et empreint d’émotion, Dave chante "If you were only here tonight". La solitude d’une nuit sans fin. Solide shuffle, "Two dogs and a bone" mélange vigoureusement rock et blues, dans un style, ma foi, fort classique chez les Lobos. "Little things" affiche une grande richesse mélodique. Une ballade tendre soulignée par l'orgue de Berlin. Le chant est empreint de tristesse, de cette tristesse qui accable les immigrés dans le grand pays où les différences sont si marquées. "The city" invite à sortir dans la ville. Une nouvelle fois le théâtre de sentiments divers est bien mis en évidence par les changements de rythme : depuis le timide Bo Diddley beat aux climats étranges synthétisés par les claviers. Tout est d'une évidente complexité dans la tête de ces immigrés du sud. Ces questions sans réponses inspirent encore "Don't ask why", un blues contemporain qui reflète le mal de vivre. Aucun instrument n'exprime le moindre sentiment de joie. Paradoxalement, la musique rayonne, nonobstant l’atmosphère lugubre et blafarde. Chanté dans la langue de Cervantès, "No puedo mas" (NDR : vous l’auriez deviné !) adopte un rythme contaminé à la fois par les influences latines et caraïbes. Une plage bien électrique rappelant la quintessence de Santana. Mais abordée dans l’esprit de Los Lobos. Probablement la plage au sein de laquelle les guitares sont les mieux mises en évidence. Parfumé d’exotisme, "Free up" est imprimé sur un rythme hypnotique. Une supplique formulée sur un funk léger. "The town" conclut cet opus. Derechef très riche musicalement, cette chanson épanche une mélancolie inconsolable, le regard rivé sur la ville de l'enfance. Le traitement nonchalant de cordes est un véritable moment de magie. Cet excellent album est digne des œuvre intemporelles "Colossal head" et "Kiko" ; en outre, il rappelle le projet des Latin Playboys monté naguère par Perez et Hidalgo, un projet au cours duquel ils étaient alors déjà parvenus à faire cohabiter racines et avant-garde…

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Los Lobos
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Hollywood / EMI
  • Date: 2006-09-26
  • Rating: 0
Lu 1001 fois
Plus dans cette catégorie : « Automatic Frecuencia Extrema »