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What Comes After The Blues

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Songs : Ohia, suite et fin… Mais que tout le monde se rassure : Jason Molina, le fils thuriféraire de Neil Young, n’a pas déposé sa guitare. Il a juste changé de groupe, et de nom (indice : il s’agit du titre du dernier disque de Songs : Ohia), mais au final rien de bien neuf sous le soleil cramé de la country la plus crépusculaire. Entouré d’une ribambelle de musicos au doigté fourmillant (dont Michael Kapinus, des excellents Okkervil River), l’Américain à la voix lancinante (cfr Will Oldham, Steve Wynn, Bob Seger) nous gratifie encore une fois d’un beau disque de country-rock rural, moins tourmenté que ses prédécesseurs. Après le live « Trials & Errors » (enregistré à l’AB en 2003), Molina tente ici de raviver la flamme d’un genre qui, dans ses meilleurs moments, reste plutôt souterrain. A l’instar d’un Bonnie « Prince » Billie ou d’une Carla Bozulich, Jason Molina s’empare des traditions américaines pour mieux les fourvoyer, actrices d’un spectacle nocturne qui annonce des lendemains qui déchantent. Si le titre d’ouverture, « The Dark Don’t Hide It », rappelle le Young de « Tonight’s The Night », des morceaux comme « Hard to Love a Man » ou « Northstar Blues » semblent tremper dans le spleen consumé de la Grande Dépression. « Que reste-t-il après le blues ? », suggère le titre de l’album… Un sentiment d’avoir vécu sans réussites (« How can I be the only one / Whose heart refused to try ») et sans lumières (« I Can Not Have Seen the Light ») ? L’envie d’avoir envie, et d’autre chose que de souffrance (« I can’t remember what comes first / Is it the hurt / Or knowing that it hurts ») ? Le mélodrame, façon Molina : on s’en repaît avec voracité, comme si l’avenir n’était qu’une abstraction.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Magnolia Electric Co.
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Secretly Canadian / Konkurrent
  • Date: 2006-02-06
  • Rating: 0
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