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Seaside Rock

Écrit par - JoWell -

Aussi sympas que Riri, Fifi et Loulou. Aussi charmeurs que le Bon, la Brute et le Truand. Aussi généreux que Melchior, Balthazar et Gaspard, revoici Peter Bjorn et John, les bras chargés de cadeaux. Souvenez-vous de ce trio suédois. Il nous avait ensorcelés en 2006, de son single « Young Folks », une ballade qu’on avait irrésistiblement envie de siffloter, après l’avoir écoutée. Pas vraiment connu de la grande scène jusque là, ce tube planétaire est parvenu à faire sortir de l’ombre notre combo. Occasionnant par ce truchement, la réédition de leurs premiers très bons elpees, « Peter Bjorn & John » de 2002 et « Falling Out » de 2005, tout en aidant à booster au box office, leur galette de l’époque : « Writers Block ».

Certainement remis de leur montée fulgurante dans les charts mondiaux, les trois Suédois se sont remis au travail pour leur quatrième long playing. Et quel travail mes enfants ! Possédant à présent les clefs du succès, Peter, Bjorn et John auraient pu tout simplement se rendre chez un serrurier afin de copier le trousseau et nous ressortir un ersatz de leur succès. Trop facile pour Peter Morén, Björn Yttling et John Eriksson. Plutôt que d’assurer sans se mouiller, le trio a décidé de ramer à contre-courant de la démarche facile. La première caractéristique de cette émulsion provoquée par « Seaside rock » s’explique par l’absence de voix chantée, tout au long des 10 plages proposées. La galette n’est pratiquement qu’instrumentale. Autre particularité qui vaut le détour, le trio à décidé de rendre hommage à leur beau pays, en intégrant style musical et instruments qui les bercent depuis l’enfance. C’est ainsi que de « Inland Empire » à « At The Seaside » on se sent à la fois fouetté par le vent de ces contrées et enroulé en même temps par la chaleur des récits des pêcheurs, parsemé le long de l’album. Un voyage d’une durée de 41 minutes, au cours duquel la valse des émotions fait la nique à l’étiquette pop gentillette que l’on avait vite attribuée au groupe. Simple et profond, la sobriété de cet opus n’affecte en rien la chaleur habituellement transmise sur les précédents essais. « Seaside Rock » est un exemple de liberté d’expression et de prise de risque. Impossible donc de passer à coté de ce petit bijou sans le remarquer et en faire bonne presse. Dont acte.

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