Votre serviteur a toujours été un adepte du bon death metal old school. De Morbid Angel à Obituary, de Carcass à Suffocation, de Mayhem à Immortal, dans un registre plus black, la surenchère de la brutalité métallique n’a jamais été un problème. Je confesse toutefois que mes chastes oreilles ont été peu réceptives à des formations telles que Napalm Death, Dying Fetus, Cannibal Corpse, et autres tueurs qui ont engendré la vague death/grindcore.
Misery Index appartient sans nul doute aux héritiers de ce courant, et doit autant à Brutal Truth qu’au combo punk hardcore Discharge, une référence en matière de rock violent. Misery Index possède le grand mérite de ne pas céder à la tentation d’exploiter les grands clichés du style, et n’est pas de ceux qui pratiquent la langue de bois. C’est bien d’un groupe engagé dont il est question. En bons visionnaires de la situation mondiale, Misery Index éructe sur les malversations des dirigeants d’une Amérique en pleine récession économique. Autant dire que les banques, les politiques, les religieux et les marchands d’armes en prennent pour leur grade, au fil des onze chapitres de cette œuvre âpre, dérangeante, robuste… Courses folles contre la vitesse, guitare outrancières et chant haineux pour un combo qui soigne, malgré tout, sa différence avec ses pairs. Car Misery Index possède un son bien à lui et nous offre des titres groovy et des riffs particulièrement bien soignés. Bien plus qu’une copie de Cannibal Corpse ou de Pig Destroyer, le bolide assène ses coups de massue avec panache, tout en bottant les fesses de ceux qui dirigent le monde. « Traitors » va enflammer les amateurs de death/grind à défaut de pulvériser la planète !

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