L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Guns N Roses

Orange blossoms

Écrit par - -

Chanteur, guitariste et compositeur, JJ Grey est originaire de Jacksonville, en Floride. Il est soutenu par une formation répondant au patronyme de Mofro. Sa musique est personnelle. Et pour cause, il compose l’intégralité de son répertoire. De la soul teintée de funk, qu’il contamine d’accès de blues et de rock. Mofro avait commis son premier opus en 2001 : "Blackwater". Un disque suivit par "Lochloosa", en 2004. Constamment à la recherche de nouveaux talents et de nouvelles sonorités, Bruce Iglauer repère l’aubaine. Il signe JJ Grey chez Alligator. Ecurie sur laquelle paraît un premier opus en 2007 : "Country ghetto". Partagé en douze morceaux, « Orange blossoms » en est la suite logique. Au sein du line up, le guitariste Daryl Hance joue un rôle très important. C’est même le principal partenaire de Grey.

Le titre maître ouvre l’elpee. Le rythme est enlevé, mais sans excès. Une compo susceptible de rappeler l’univers swamp de Tony Joe White. La voix soul de Grey est délicate. Elle est soutenue de chœurs et de cuivres. Il concède un subtil solo sur son ‘clavinet’, avant de se consacrer aux cordes face à la slide de Hance. L’expression sonore baigne dans un r&b dansant et séduisant. Quoique rythmé, "The devil you know" emprunte des accents nonchalants venus directement des marais du sud profond de la Lousisiane. Voire de la Floride. Des sonorités rituellement qualifiées de deep southern soul. La guitare évolue constamment à l'avant-plan. "Everything good is bad" est la seule compo du tracklisting qui n’est pas issue de sa plume. Elle baigne dans une ambiance gospel et met en exergue le timbre vocal d’une grande pureté de JJ, même si la part belle est donnée à l'orgue Hammond B3 d'Adam Scone. Un clavier funèbre introduit "She don't know". La voix de JJ est d’une extrême douceur. Le climat dépouillé, malgré la présence d'un quatuor à cordes. "The truth" est une plage brillante. La mélodie mélancolique et tendre. Véhiculant une grande tristesse, la voix se détache de l’ensemble. Manifestement, l'artiste y reflète une peine de cœur. L'orgue Hammond, les violons et le violoncelle accentuent cette immense détresse peine. Cet épanchement de mélancolie envahit également "Dew drops". Changement de climat pour "On fire". Un morceau bien plus optimiste. Les cuivres sont en effervescence. Du pur funk made in Nouvelle Orléans. Un funk qui s’adapte et finit par se traîner paresseusement sur "Move it on". Grey y partage les vocaux en compagnie de chœurs féminins. Les interventions de Dennis Marion à la trompette sont feutrées. Ce funk traduit toute sa délicatesse sur "Higher you climb", un titre très participatif. Vocaux, cordes, cuivres et orgue collaborent une nouvelle fois, impeccablement, à l’architecture sonore. "Ybor city" nous replonge dans l’univers du "Swamp fox". Celui de Tony Joe White, très exactement même si le rythme est beaucoup plus soutenu. D’excellente facture, cet album s’achève par "I believe (in everything)", un cri d’espoir empreint d’une infinie douceur…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: JJ Grey & Mofro
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Alligator / Munich
  • Date: 2008-11-18
  • Rating: 4
Lu 1030 fois
Plus dans cette catégorie : « Right Now (single) ¿Como Te Llama? »