Troisième album déjà pour le talentueux John Legend. « Evolver » est un habile mélange de ce que notre homme fait de mieux : une soul moderne à tendance romantique. Nouveauté, on y rencontre quelques traces de reggae.
L’album s’ouvre en force par les imparables « Green Light » (interprété en compagnie d’Andre 3000) et « It’s Over » (un morceau issu de la plume de Pharrell Williams des Neptunes). Deux tranches d’électro funk (bien) taillées pour les dancefloors. « Everybody Knows » revient en terrain connu et renoue avec ce qu’on l’habitude d’entendre chez John Legend : une ballade tramée sur une guitare acoustique qui sombre un peu dans le pathos. « Quickly » reste dans le romantisme, mais dans une veine plus synthétique et un peu convenue. « Cross The Line » conjugue piano et boîte à rythme, pendant que notre bon John essaie de convaincre une copine de passer aux choses sérieuses : ‘You’ve been my best friend, let’s put this to bed then !’. Sacré John ! Le pire c’est que son message passe sûrement. Reggae vibes, « No Other Love » est interprété en duo. Sa partenaire est Estelle, responsable du tube de l’été « American Boy ». Efficace, « Satisfaction » retombe sur les dancefloors avant de s’évader vers les sonorités caribéennes de « Take Me Away ». Le bon John dépasse la dose autorisée de glucose sur le sirupeux « Good Morning ». « I Love, You Love » s’inspire d’un titre des Dire Straits ; mais tout aussi sucré il n’est vraiment pas essentiel… si ce n’est pour ‘conclure’, comme disait Jean Claude Dusse dans « Les Bronzés ». « Evolver » s’achève par le militant « If You’re Out There », un témoignage de l’engagement de longue date de notre homme pour Barack Obama. En bonus, le disque recèle encore « Can’t Be My Lover », un bon reggae partagé en compagnie de Buju Banton et un remix inutile de « It’s Over », signé Teddy Riley. Bref, « Evolver » est un album honorable, même si notre homme est capable de faire beaucoup mieux…

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