Il s’agit du tout premier Ep de cette formation américaine. De Long Beach, très exactement. Un disque découpé en six tires de psychédélisme noisy, féroce, sonique, stratosphérique qui aurait pu naître d’une fusion entre Les Savy Fav, Comets On Fire et des Warlocks sous hardcore. Le hardcore, à cause des vocaux presque constamment hurlés, vociférés, beuglés, par Johnny Bell, également préposé à la basse. Et pourtant, ce chanteur possède une belle voix ; et il le démontre tout au long de « Owl ». Alors, pourquoi se contente-t-il de brailler ? Heureusement, c’est un excellent bassiste, capable de traiter son instrument comme s’il jouait sur une six cordes (« Arcturus ») quand il n’impose pas un groove particulièrement intense et hypnotique. Notamment lors des sept minutes du titre final, « Parting song for the torn sky ». Côté guitare, Andrew King semble avoir assimilé tout l’abcd des pédales de distorsion. Et recouvre toutes les compos de ses effets sauvages, denses, orgasmiques et chargés de feedback. Le tout infiltré par les accès de claviers rognés par un certain Victor Rodriguez. Et pour que votre info soit complète, sachez que le drummer répond au pseudo de Sexual Chocolate. Pourquoi pas ?

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