La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Kreator - 25/03/2026

Still Cadillacin

Écrit par - -
Né à St Louis, dans le Missouri, Johnny Blommer est âgé de 33 ans. Il avoue pour inspiration majeure Freddie King, Buddy Guy et Albert Collins. Un chanteur/guitariste qui réside aujourd’hui à Tucson, dans l’Arizona. Il est également le leader du Bad News Blues Band, une formation locale notoire qui accompagne régulièrement la légende texane, Long John Hunter. Enfin, il drive en parallèle un deuxième combo : les Thousandaires.
 
L'album s’ouvre par "Johnny's boogie", une plage instrumentale décapante au cours de laquelle Mr Blommer nous emmène sur la route à bord de sa vieille Cadillac blanche. Johnny y est armé d'une slide aiguisée au couteau. Alex Flores souffle comme un possédé dans son sax ténor. Constituée de John Penner à la basse et de Richard Medek (NDR : il assure également la production de l’elpee) aux drums, la section rythmique court derrière les solistes. La version du "Gangster of love" de Johnny Guitar Watson est très réussie, un fragment enrichi d'un piano et de trois saxophones. La six cordes de Johnny y est déjà très affûtée. Le rythme monte d'un cran pour aborder le "Lonesome" de Memphis Slim. Une compo pour laquelle il a reçu – ô surprise ! – le concours de deux musiciens du groupe hollandais T99 : Mischa Den Haring à la guitare rythmique et Donné la Fontaine à la basse. Si la voix de Johnny n'est guère transcendante, il excelle à la guitare. Au cours du texas blues légèrement funky "Got to have you", il échange de courtes phrases sur les cordes avec l'excellent bluesman texan, Long John Hunter. Den Haring et la Fontaine sont toujours de la partie lors du blues fin de soirée "Fool's paradise". Signé Charles Brown ce morceau émouvant est enrichi par l'orgue Hammond de Randy Lopez. Blommer est un vrai pro. Mais en outre, il injecte un maximum de sensibilité dans son jeu. Le titre maître est sculpté dans du west coast blues. Bourré de swing, il bénéficie du soutien de Hurricane Carla et d’Alex Flores aux saxophones ténor. Johnny est également capable de varier son répertoire. A l’instar de "Thought I saw you", une ballade R&B exquise, rehaussée par l'orgue Hammond. Une bien belle composition illuminée par l'intervention sur les cordes. Issu de la plume de Blommer, "Devil woman" est manifestement inspiré par le T99. On y retrouve le même climat empreint de mystère, le même climat lourd et blafard. D’ailleurs Den Haring est bien présent et cela s'entend. La guitare de Long John Hunter introduit le superbe slow blues "Always singin' the blues", une chanson qu'il a écrite et qu'il chante avec une passion contenue. "Mean ol' life" est imprimé sur un tempo enlevé et soutenu par force cuivres, dont la trompette de Mike Blommer Sr, le paternel de Johnny. Du blues à haut niveau! L’opus s’achève par un instrumental traditionnel célèbre : "Amazing grace". Johnny s’y réserve la slide, et Cathy Rivers la deuxième guitare. Je vous recommande chaudement cet opus, tout comme le "Knock out" du Bad News Blues Band, produit par Andrew "Jr Boy" Jones.

Informations supplémentaires

Lu 914 fois
Plus dans cette catégorie : « Fahrenheit 69 Silent Alarm Remixed »