Dans le tout petit monde du rock wallo-bruxellois, on connaît plus les Etron pour leurs frasques (discours raciste, déguisements nazis et foutage de gueule en général) que pour leur musique. C’est dire si c’est avec curiosité qu’on s’apprêtait à écouter les travaux des pires langues de pute de la scène belge, qui se sont d’ailleurs autoproclamés ‘greatest rock’n’roll band in the world’… Mais il est malheureusement peu question de rock’n’roll ici mais bien de…gothique. Andrew Eldritch est-tu là ? Oui mon général : basse ‘curesque’, boîte à rythmes (serait-ce Doktor Avalanche ?), guitare à la Fields of the Nephilim et ambiance malsaine sont au rendez-vous, comme si rien n’avait changé depuis 1983. Six chansons aux titres évocateurs (« Cockrider », « Fried Chinese Cunt ») mais qui sans briller par leur originalité, restent fidèles aux clichés du genre. Seule exception, « Die ! », dont la minute et douze secondes évoque les premiers travaux de La Muerte. Alors, Etron ? Des sacrés belges !