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Bury him at the Crossroads

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Miss Magness a passé sa jeunesse à Detroit, dans le Michigan. Elle y écoute du R&B ; et tombe sous le charme d’Etta James, de Billie Holiday, de Memphis Minnie, d’Aretha Franklin et de Koko Taylor. Il y a cependant belle lurette, qu’elle réside du côté de Los Angeles. Après avoir commis "More than live" (NDR: paru chez Tiger), "It takes one to know one" (NDR: sur Fathead), ainsi que "My bad luck soul", "Blues ain't pretty" et "Use what you got" (NDR: tous trois pour Blues Leaf), elle nous revient déjà avec un sixième elpee: « Bury him at the Crossroads ». Un oeuvre qui est en quelque sorte le fruit de sa rencontre avec Colin Linden. Et pour cause, ce denier a produit, enregistré, mixé et s’est réservé la guitare sur cet opus. Ex musicien de Janis Joplin, Richard Bell siège derrière les claviers, Stephen Hodges assure les percussions, et Jeff Turmes - le compagnon des bons et des moins bons jours – est fidèle au poste à la basse ; tout en prêtant son concours au saxophone, à la guitare, et au banjo. Le timbre vocal de Janiva est pur, velouté, très expressif. Mais pour la toute première fois, son chant n’a jamais été aussi dépouillé.
 
L'album s'ouvre par "A woman knows". Le saxophone baryton de Jeff Turmes alimente le son complètement pourri, dans un style inimitable et facilement reconnaissable. Et la guitare de Linden n’est pas en reste pour accentuer cette sensation d’étouffement. Janiva nous plonge alors dans une atmosphère intimiste. Sa voix se fait autoritaire dans l’univers acoustique. Elle rend véritablement justice au "The whale has swallowed me" de JB Lenoir. Une interprétation accomplie avec une intense émotion. La version d’"Everything gonna be alright" de Magic Sam Maghett est à la fois très personnelle et inscrite dans le style importé de Chicago. On y recèle instantanément le riff, véritable marque de fabrique. Colin nous y accorde une prestation 5 étoiles. L’orgue Hammond colle littéralement au chant sur la douce et belle ballade, "Wasn't that enough". Linden accompagne Janiva sur "Wasn't that enough", un delta blues tonique issu de sa plume, chanté avec force et passion. Assise sur le rebord du piano, elle chante en toute décontraction "The soul of a man" d'Oliver Sain, avec pour seul accompagnement les ivoires. Elle se retourne sur Colin Linden qui commence à gratter son dobro pour chanter "That's no way to get along". Composé par Turmes, le titre maître plante sa simplicité dans le décor sonore ; pourtant on distingue nettement le banjo, le son métallique du dobro et de timides percussions. Toutes les expressions de ses cordes vocales sont mises en évidence dans ce répertoire roots. "One more heartache" en est la plus belle démonstration. Piano, guitare et basse acoustique apportent une touche cabaret jazz à "I'm leavin'". "Less and less of you" renoue avec son répertoire habituel. Un country blues au cours duquel les percussions de Stephen Hodges sont à l'avant-plan, pendant que la guitare électrique produit d'excellents effets autour de la voix. "Ain't lost nothin'" constitue le morceau qui me botte le plus. Un fragment écrit par Delbert McClinton et porté par la basse de Jeff, avec la bénédiction évidente de la section rythmique. En finale, "Eat the lunch you brought" marque un retour au style roots. D’excellente facture, cet opus rend justice aux qualités vocales de Janiva ; et si ce n'est son meilleur à ce jour (NDR : une artiste d’une telle dimension doit toujours être capable d’étonner), il tient bien la route.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Janiva Magness
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: NorthernBlues Music/Parsifal
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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