Bien que jouissant d’un statut international (NDR : ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi adulé sur ses terres gantoises), Soulwax a aussi tracé la voie à une scène électro belge bien racée. Les parrains de ce mouvement comptent aujourd’hui parmi leurs héritiers Goose, Shameboy et plus récemment The Subs. Un trio électro hard tech dont le titre du premier album, « Subculture », fait référence au dancefloor populaire ‘Culture Club’ qui a vu naître la génération New Beat. Malheureusement, si la musique des Nordistes ne manque pas d’énergie, les influences sont beaucoup trop manifestes (Philippe Zdar de chez Cassius, Laurent Garnier et Boysnoize évidemment). En outre, ce disque souffre d’une grosse carence en originalité. Beats très lourds, montées en puissance, breaks et à nouveau grosses montées techno. Ce schéma électro a tellement été ressassé depuis les années 80 qu’il risque fort de laisser de marbre les amateurs de techno. Malgré une recherche certaine au niveau de la mise en forme, ce « Subculture » se contente de suivre les traces de Soulwax ou encore Boysnoize. Et le plus bel exemple nous vient de « Papillon ». Les basses y sont tellement lourdes et la rythmique répétitive, que le morceau finit par agacer. Il y a même un remixe de « Breathe » de The Prodigy. Mais il n’arrive pas à la cheville de l’original. Bref trop gratuitement bruyant, cet opus provoque rapidement la lassitude. Dommage !
Pourtant, malgré la critique négative de leur elpee, il faut reconnaître que le combo belge parvient à faire parler la poudre en ‘live’. Et il l’a démontré sur les pistes du Pukkelpop, Dour, le Social Club à Paris ou encore du Razzmatazz à Barcelone, qu’il est parvenu à embraser. Mais, un peu à l’instar de Justice, on a l’impression que The Subs s’égare dans un univers sonore trop impersonnel pour vraiment convaincre. Espérons simplement que leur aventure ne se résume pas à un feu de paille…

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