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The Cure

Siftin´ thru ashes

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Originaire de Manchester, ce jeune guitariste anglais fait son petit bonhomme de chemin. Lentement mais sûrement. Il n'a pas encore trente ans et s’est converti au blues à l'écoute de la discothèque de son père. Il fonde son premier groupe à l’âge de 13 ans, une formation au sein de laquelle milite déjà son claviériste actuel : Jonny Henderson. A 20 ans, il rejoint la formation de l'harmoniciste Lee Sankey en compagnie de laquelle il tourne quatre années et enregistre deux albums : "My day is just beginning" et "She's not alone". A la fin du siècle dernier, il était impliqué au sein de cinq formations différentes ; et notamment dans le backing group du chanteur/guitariste Ian Siegal et du pianiste Dino Baptiste. Il tourne ensuite avec Dana Gillespie pendant une période de deux ans. En 2000, il partage le projet de la chanteuse Corinna Greyson. En 2002, il rejoint Earl Green, l’ex-vocaliste de Paul Lamb et d'Otis Grand. Il est alors sollicité pour accompagner la tournée du Lester Butler Tribute Band, un périple destiné à rendre hommage au défunt chanteur/harmoniciste des Red Devils et de Thirteen. Dans la foulée, il rejoint le chanteur/harmoniciste de ce Tribute band. Qui milite alors chez les Urban Achievers. Un Néerlandais qui répond au patronyme de ‘Big’ Pete Vander Pluym. En 2003, il forme enfin son groupe qui implique bien sûr Jonny et Evan Jenkins à la batterie. Le combo avait déjà commis un premier opus : "The Trio, Live".
 
 
Le band s'envole dès "All you need". Matt dispense immédiatement de petites grappes de notes qui démontrent sa dextérité naturelle. L'orgue Hammond constitue un élément indispensable dans le décor sonore. Matt chante la plage titulaire. Sa voix est plutôt hésitante et frêle, mais son timbre demeure très musical. Un peu dans le style de Robben Ford. Pas étonnant d'ailleurs que sur les cordes, son style – qui me fait également penser au plus célèbre des frères Ford – évolue également dans un registre aussi jazzyfiant. Ses deux acolytes sont d’excellents instrumentistes. Ainsi, le drumming sémillant d’Evan Jenkins manifeste une grande légèreté. Mais c’est surtout l’organiste Jonny Henderson qui fait étalage de sa classe innée. Ce claviériste s'inspire beaucoup de ses maîtres : Jimmy Smith et Jimmy McGriff. Instrumental sculpté dans le jazz, "Djam" ressemble à une jam, mais de très bon niveau. Schofield y est remarquable. Slow blues impérial imprimé sur un tempo très lent,"Lights are on, but nobody's home" est esquissé par une guitare réminiscente du grand Mike Bloomfield. L’effet est saisissant et l'orgue Hammond omniprésent. Schofield empoigne sa guitare sèche pour reprendre "The letter", le hit des Box Tops. La version n'a rien de révolutionnaire mais est fort bien ficelée. A cause de l'orgue Hammond et des échanges vocaux. Et puis des accords jazzyfiants, créatifs et émancipés de la guitare électrique qui prennent naturellement le relais. Autre blues lent "Back at Quare one" est également un classique. Très bien ficelé, il démontre la complémentarité exemplaire des trois musiciens. Le guitariste s’inspire pour la circonstance de BB King ; mais y insuffle tous les artifices susceptibles d’être développés par un aussi jeune musicien. Funky et très rythmée, "People say" ne suscite guère d’intérêt. "How I try" évolue dans une ambiance au développement jazzyfiant très prononcé. Les instruments sont très bien joués. La connivence entre le guitariste et l'organiste est permanente. Blues rythmé, "On my way" navigue dans un univers très proche de BB King. Contagieux, l’orgue exerce toujours la même fascination. Compo lente, très atmosphérique, "Middle ground " possède toutes les caractéristiques jazz rock d’un Robben Ford. De l’excellent travail ! Les percussions de Jenkins marquent de leur empreinte "Hard lines". Une finale qui manifeste une puissance hors du commun. Nonobstant leur jeunesse, les musiciens démontrent manifestement qu’ils ont de la bouteille. Et qu’ils sont capables de concocter un opus de bonne facture. Pour votre information, sachez qu'un album enregistré en public par le trio vient de paraître : "Live at the Jazz Café!". Nous espérons vous le présenter tout prochainement.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Matt Schofield
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Nugene / Bertus
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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