Après Sebadoh, Sentridoh, Folk Implosion, The New Folk Implosion et Lou’s Wasted, Lou Barlow vient donc d’enregistrer sous son propre patronyme. Ce qui respecte une certaine logique, puisque pour certains de ses projets, il est seul à la barre. Mais comme il écrit des chansons comme il respire (NDR : j’exagère, mais presque), il a besoin de différents supports pour pouvoir les enregistrer. Première constatation, « Emoh » est en grande partie acoustique. Une bonne moitié de l’opus est donc limité à sa voix et à sa guitare sèche. Un minimalisme difficile à assimiler pour ceux qui ne comprennent pas trop bien la langue de Shakespeare. Car les lyrics de Barlow sont toujours aussi touchants. Traitant notamment de la douleur, de la jalousie, de l’incertitude ou du sacrilège. Heureusement, le reste de l’opus explore un univers sonore beaucoup plus riche. Impliquant quelques boucles de drums, un zeste d’électronique ou l’une ou l’autre poussée de fièvre électrique. Histoire de colorer des mélodies basiquement spartiates. Et ce sont ces chansons qui risquent de faire flasher les inconditionnels de Barlow. Parce que sous cette forme, il parvient à libérer un maximum d’émotion à travers un envoûtement mélodique dont il a le secret. Même tout au long de la cover de Ratt (NDR : une formation de glam métal née au cours des 80’s) intitulée « Round-n-round ».