Pour enregistrer son tour premier elpee, cette formation insulaire a reçu le concours de John Goodmanson à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’albums de Los Campesinos, Pavement, Death Cab For Cutie, Nada Surf et Sleater-Kinney. C’est d’ailleurs à la bande de Corin Tucker et Carrie Brownstein que l’on pense après une première écoute de cet opus. Et aussi au mouvement ‘riot grrrl’ des Breeders ou des Blake Babies. D’ailleurs, Katrin Harkin, la vocaliste, possède une voix assez proche de Juliana Hatfield. Curieux quand on sait que le trio est originaire de Leeds. Et puis que s’il y a une fille au chant et la guitare, la section rythmique est assurée par deux mâles. Mais en prêtant une oreille plus attentive, on y remarque des nuances post punk. Que les plus jeunes imputeront probablement aux Yeah Yeah Yeahs. Donc, à Siouxsie & the Banshees. Et en grattant davantage, ce sont même des traces héritées de Delta 5, qu’on y décèle. A cause de ce son âpre et de ces riffs de guitare déchiquetés, ébréchés, discordants qui alimentent des mélodies paradoxalement contagieuses voire hymniques et versatiles. Or, curieusement, Delta 5 était un groupe qui a sévi entre 1979 et 1981… à Leeds. Sur « The golden spike » figurent quelques titres issus de leurs Eps précédents, mais remixés pour la circonstance. Bref, si leur musique n’est pas vraiment originale, elle n’est pas du tout désagréable à écouter…

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