Dans ces notes de pochettes, ce combo de Frisco remercie notamment Mark Eitzel, The Cranes et Migala. On ne peut que constater une communion d’intérêts dans les groupes cités. Un attrait pour la pop atmosphérique, les constructions alambiquées et un léger psychédélisme. Les neuf longues plages qui constituent cet album évoquent aussi le Mercury Rev plus ordonné et moins fou des albums tardifs. Les mélodies soignées et les arrangements imaginatifs (claviers, trompettes et électronique discrète) rendent le groupe intéressant, le faisant passer pour une version moins morbide des Flaming Lips. Dommage que la voix passe-partout de Carlos Foster ne soit pas toujours à la hauteur… Il n’empêche que des chansons comme « It doesn’t really matter », « Lend out your love » et « Calm down baby » laissent entrevoir le potentiel de cette formation qui manque encore de maturité pour être totalement convaincante.