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Animals In The Dark

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Merci Alela ! Si la jolie et talentueuse folkeuse n’avait pas embarqué William Elliott Whitmore dans ses bagages le temps d’un petit tour en Europe, peut-être serait-on passé à côté de ce grand prêtre de l’Americana. Et il y a de quoi pâlir de honte lorsque l’on apprend que cet « Animals In The Dark » est en fait le quatrième ouvrage du bonhomme. Originaire d’un petit comté d’Iowa, Whitmore appose une voix intense, pénétrante et étonnamment pleine de soul sur des arrangements vidés de tout artifice, quasiment à la quintessence du blues. Sans parler d’un talent d’écriture que Johnny Cash aurait certainement approuvé de ses deux pouces levés.

« Animals In The Dark » fait figure d’anachronisme dans le paysage folk actuel tant ses guitares, banjos et autres chœurs renvoient l’auditeur sous le soleil du Sud ricain circa années 20. Assis sous le porche d’une bicoque en bois, William Elliott Whitmore, telle une vieille âme, exorcise les démons de cette époque de ses fascinants psaumes, une bouteille de whisky aux pieds. Un voyage dans le temps à ne manquer sous aucun prétexte…

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