Stijn pourrait bien être notre Prince national, mais un Prince elektroklash, râblé et pas bégueule, abonné aux plans vintage un peu foireux. Sur « Sexjunkie », Stijn mouille ainsi sa chemise sur un beat minimaliste et retors, qui rappelle aussi le funk mutant de Super_Collider… C’est sexy mais plutôt crade, bref ça sent le « fait maison », sans fioritures mais avec un panard qui nous donne envie nous aussi de danser en cadence. A l’aide de vieux synthés et de beats eighties triturés à l’arrache, Stijn se pose comme l’une de nos plus prometteuses têtes de turc électro. Vivement l’album, que nos espoirs se confirment.