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Big Town playboy

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Le géant d'Austin est aujourd’hui considéré comme un vétéran de la scène blues. Locale, mais également internationale. Il fêtera d’ailleurs ses 60 ans en 2010. En 1973, le Texan avait fondé son propre groupe : Omar & the Howlers, une formation responsable d’une discographie impressionnante. "Big leg beat", le premier elpee était d’ailleurs paru en 1980. Il semble bien que l'aventure des Howlers soit terminée. Le dernier enregistrement du combo remonte à 2006. Il s’agit d’un live intitulé "Bamboozled". Depuis, Omar a concocté un excellent opus en compagnie de Jimmie Vaughan. Edité en 2007, "On the Jimmy Reed highway" rendait hommage à un des grands du blues : Jimmy Reed. Omar se consacre de plus en plus à l’adaptation du répertoire des anciennes gloires. Un choix qui peut sembler regrettable, car il jouit d’une excellent plume.

C’est donc sous son patronyme qu’il vient de concocter ce nouvel opus. Baptisé "Big Town Playboy", il réunit douze reprises de classiques du blues. Il a conservé une bonne partie des collaborateurs qui avaient participé à la confection de l’elpee précédent. Et bien sûr, Jimmie Vaughan ainsi que le producteur guitariste/Derek O'Brien. Il a également reconduit l'excellente section rythmique partagée entre le drummer Wes Starr et le bassiste Ronnie James. Parmi les invités, figurent l'énigmatique et sulfureuse Lou Ann Barton, le jeune Gary Clark Jr et deux souffleurs de légende, Lazy Lester et James Cotton. Et au vu de la liste des musiciens en présence, on ne pouvait logiquement pas être déçus… Enfin, en analysant les commentaires du booklet, il semble qu'Omar se soit uniquement concentré sur le chant. Vocaliste redoutable, il a donc préféré laisser la part belle aux cordes de Derek O'Brien et surtout de Jimmy Vaughan.

"Big town playboy" est issu de la plume du guitariste Eddie Taylor (NDR : il a longtemps été le partenaire privilégié de Jimmy Reed). Cette compo date de 1956. Le disque s’ouvre par une adaptation de cette chanson. Et c’est le bonheur immédiat ! Implacable, la guitare dicte le rythme. La voix est autoritaire. L'harmonica de James Cotton est très travaillé. Au beau milieu de son envol, cet ancien sideman de Muddy Waters se met à souffler dans les aigus. On en attrape des frissons. Le disque embraie par une autre composition de Taylor, "Upside your head". Jimmy Reed n'a certes pas été oublié puisque trois titres de son répertoire figurent sur l'album : "Mary Mary", "Close together", morceau au cours duquel il reçoit le concours de l'élégante Miss Lou Ann ainsi que de Mr Cotton. Ce dernier souffle ici dans son style très spécifique ; et c’est la claque! Enfin, "Man down there". En réalité un réarrangement du "One way out" de Sonny Boy Williamson. Une compo écrite au cours des sixties par le tandem George Crockett/Jack Daniels. Cette nouvelle version évolue dans le plus pur style Reed (NDR : et aussi le meilleur !) ; surtout lorsque Gary Clark Jr souffle dans sa musique à bouche. Mr Dykes est également très à l’aise dans le swamp blues à la louisianaise (NDR : celui qui débarque en ligne directe de Baton Rouge et du label Excello !) On dirait presque qu’il lui colle à la peau. Le "Hello Mary Lee" de Lightnin' Slim, "Dream girl" et une version du "King bee" de Slim Harpo (NDR : imprimée sur un rythme hypnotique, elle reflète une connivence inespérée entre Kent et Jimmie), en sont les plus belles illustrations ; et tout a long des deux premiers extraits cités, Lazy Lester semble avoir retrouvé une nouvelle jeunesse en soufflant hargneusement dans son instrument. L’œuvre rend également hommage à d’autres vielles gloires. Tout d’abord John Lee Hooker, pour un "No more doggin" au cours duquel Vaughan se révèle saignant. Smokey Smothers, lors d’une superbe cover du "I can't judge nobody", un Chicago shuffle à nouveau sublimé par le souffle de Cotton. Jimmie McCracklin pour une reprise de son "Think" qu’Omar et la féline Miss Barton chantent en duo ; une solide partie de cordes à la clé. Et enfin, Ivory Joe Hunter dont le "Since I met you baby" est interprété dans un style louisianais empreint de beaucoup de passion et de sensibilité. Aussi bien dans les vocaux que dans les cordes de Jimmie. Un bien bel album !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Omar Kent Dykes
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / Munich
  • Date: 2009-04-28
  • Rating: 4
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