Metalycée ne laisse pas indifférent, soit on adore, soit on déteste. Personnellement, j’appartiendrais plutôt à la seconde catégorie. Composé d’un batteur, d’un bassiste, d’un synthé, d’un trautonium (NDR : inventé par l'Allemand Friedrich Trautwein en 1930, le trautonium est un instrument de musique électronique dont les sons sont produits par des tubes radio qui engendrent un signal électrique périodique alimentant un haut-parleur ; le timbre très riche du trautonium est commandé par un jeu de boutons-poussoirs affectant les harmoniques supérieurs - Encyclopedia Universalis) et d’une chanteuse, le gang autrichien se veut expérimental et avant-gardiste.
« Is it not » est un album difficile d’accès, au tempo ultra-lent rappelant parfois les Anglais de Scorn. Les sons électroniques et la basse distordue appuient des vocaux déclamés sur un ton monocorde et déprimant par Melita Jurisic. Cette dernière, au timbre de voix très masculin contribue à faire de la musique de Metalycée la parfaite bande son de votre cauchemar de cette nuit.
Si la musique des Viennois est indéniablement novatrice, elle donne souvent l’impression que le groupe veut en faire un peu trop. A écouter quand même, ne serait-ce que pour vous faire une opinion différente de la mienne.

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