Bien que dépouillé, le précédent elpee de Devendra Banhart, « Ape in pink marble », faisait la part belle aux claviers. Pour son dixième opus, il a décidé d’en revenir à des sonorités davantage acoustiques et surtout organiques. Chantées tour à tour en anglais, en espagnol, en portugais et même en japonais (« Kantori Ongaku » qui rend hommage au fondateur du Yellow Magic Orchestra, « Haruomi Hosono), les compos évoluent, pour la plupart sur un tempo bossa nova, tempo qui peut se révéler, indolent, voire nightclubbien ou plus allègre. Devendra joue de la gratte, le plus souvent en picking ; et une plage comme le mélancolique « October 12 », semble même hantée par Django Reinhardt. Paradoxalement, si les arrangements sont discrets, ils sont riches et surtout soignés. Suivant les morceaux, on y entend des orchestrations de cordes, des cuivres, du clavier, du violon, de la guitare électrique (probablement une Rickenbacker, vu les sonorités qui rappellent celles que privilégiait feu George Harrison), de la flûte, etc. Point d’orgue de cet LP, l’énigmatique « Now all gone » bénéficie du concours de Cate le Bon aux chœurs, alors que la ligne de basse rappelle curieusement le « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg. Les textes de Devendra sont particulièrement engagés ; et si le titre du long playing honore la maternité au sens large du terme, il aborde des sujets aussi divers que le deuil (« Memorial », un morceau qu’aurait pu interpréter Léonard Cohen), le malaise existentiel, le réchauffement climatique, sans oublier l’examen de la situation politique dans son pays, le Venezuela (« Arbre las manos »). L’album s’ouvre aussi par un titre méditatif (« Is this nice ? ») et s’achève par un autre abordé dans le même esprit (« The lost coast »), même s’il se révèle davantage ambiant…
Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…
Baby Dee et l’enfant de l’amour
Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement…

Un diptyque pour Then Comes Silence
Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…
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