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I grow tired but dare not fall asleep

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Ghospoet, c’est le projet d’Obaro Ejimiwe, un Londonien d’origine africaine. Un artiste engagé et particulièrement actif, puisqu’outre ses cinq elpees gravés depuis 2011, ses remixes et ses multiples collaborations, il a ouvert un café/club à Margate, pour y organiser des concerts le soir et lancé une station de radio afin de les diffuser.

« I grow tired but dare not fall asleep » constitute bien son 5ème LP. Un disque pour lequel il a reçu le concours de plusieurs vocalistes (NDR : s’inspirant d’une peinture du XVIIIe siècle de l'artiste anglo-suisse Henry Fuselli, l’image de la pochette reflète sa bienveillance pour la féminité), dont Polly Mckay (Art School Girlfriend), Delilah Holiday (Skinny Girl Diet), Katie Dove Dixon et SaraSara, cette dernière déclamant sur un tempo martial  et dans sa langue maternelle (le français), en intro de « This train wreck of a life », avant qu’entre quiétude et tourment, le morceau ne glisse vers une forme de trip hop. Un climat qu’on retrouve sur l’oppressant et énigmatique « Concrete pony », même si le tempo évoque plutôt Gang of Four.

Particulièrement sombres, angoissantes même, les compos abordent les thèmes de la solitude, de la sur-connexion, du désespoir, de l’incertitude et de l’anxiété face à la proximité de la mort. Notamment. Mais également du danger de la montée de l’extrême droite et du sort des réfugiés tout au long de « Rats in a sack », une plage enrichie d’arrangements de cordes. Des arrangements qu’on retrouve également sur l’introspectif « Humana second hand ». Lorsque la voix d’Obaro se fait gutturale, elle en devient incantatoire. A l’instar du cosmique « Breaking cover » ; ligne de basse tendue, accords de guitare douloureux et piano électrique dominant un sujet pourtant tapissé d’électronique. Les compos les plus expérimentales ne lésinent d’ailleurs pas sur les bruitages. Comme sur « Black dog got silver eyes », un morceau dont les incursions de cuivres jazzfyfiants sont inattendus, alors que profonde, la ligne de basse semble empruntée à feu Peter Principle, marchant ainsi sur les traces de Tuxedo Moon.

On épinglera encore « Social laceration », une plage lacérée (?!?!) de stridulations de gratte et dynamisée par un drumming à la fois ample et syncopé, le crépusculaire « Nowhere to hide now », une piste caractérisée par ses cordes de guitare déchirantes, sa basse gothique, ses claviers fluides et imprimée sur un tempo new wave ; mais surtout l’excellent titre maître. Mi-chanté, mi-parlé, entre post punk et cold wave, il se révèle fondamentalement rock dans le sens le plus alternatif du terme. Un excellent album, mais très susceptible de vous flanquer le bourdon… 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Ghostpoet
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: PiaS
  • Date: 2020-04-30
  • Rating: 8
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