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The Hickey Underworld

Écrit par - Béber -

A l’instar de dEUS, Admiral Freebee, Das Pop ou encore Goose, The Hickey Underworld a pris son envol en gagnant le concours organisé par le magazine Humo. Le prestigieux Rock Rally. C’était en 2006. Il faudra cependant attendre trois longues années pour que la formation anversoise commence enfin, à susciter un certain intérêt de l’autre côté de la frontière linguistique. Pourtant, tout au long de cette période, le combo a joué en première partie de grandes pointures telles que Dinosaur Jr, The Bronx ou encore MC5. Il a même assuré le supporting act de la bande à Tom Barman. En France. C’était lors de la tournée destinée à promotionner l’album « Vintage Point ». Un gage de confiance et de potentiel qui augure peut-être l’éclosion d’un nouveau talent, dans le Nord du pays. Mais seul l’avenir nous l’apprendra.

L’univers sonore de The Hickey Underworld évolue quelque part entre le stoner, le disco et la pop. L’elpee s’ouvre par « Zero Hour », une compo qui donne immédiatement le ton. Puissante, mélodique, elle trahit déjà de petits relents disco. Des accès nettement plus présents sur « Futur Words » ainsi que « Blonde Fire », deux tubes en puissance. La formation bénéficie également de la présence d’un excellent chanteur : Younes Faltakh. Tantôt limpide, tantôt écorché, son timbre vocal est tout à fait remarquable. Il évolue même parfois dans un registre proche du Gallois Kelly Jones, le chanteur des Stereophonics. L’opus s’achève par « VRMNSMR », probablement le meilleur morceau de l’elpee. Les vocaux baignent dans une solution sonore riche en vagues de synthés. La rythmique est solide et les riffs stoner percutants. Produit par Das Pop, cet opus ne dure néanmoins que 39 minutes. Mais elles ne souffrent d’aucun temps mort. Quant à imaginer si nous sommes en présence d’un futur grand groupe belge, il vous appartiendra de juger vous-même lors des festivals d’été ; puisque The Hickey Underworld se produira à Dour, au Rock Werchter, aux Ardentes et au Pukkelpop.

 

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